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Roland-Garros: Monfils, coaching gagnant?

Roland-Garros: Monfils, coaching gagnant?
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Depuis 6 mois, Gaël Monfils travaille avec un nouveau coach, le Britannique Liam Smith: une collaboration plutôt fructueuse jusqu’ici, qui semble en tout cas épanouir ce joueur longtemps étiqueté compliqué à gérer.

Et si c‘était lui? Si Liam Smith était celui qui allait enfin permettre au Parisien de 32 ans, qui jouera lundi face à Dominic Thiem pour une place en quart de finale à Roland-Garros, d’exprimer tout son potentiel, qu’un certain John McEnroe avait estimé à “six Grand Chelem”. Il est peut-être un peu tôt pour répondre…

Les autres, et ils sont nombreux à avoir tenté l’expérience, s’y sont plutôt cassé les dents.

Si l’on regarde le palmarès de Gaël Monfils, Thierry Champion et le Suédois Mikael Tillström sont certainement ceux qui s’en sont le mieux sortis. Ils étaient à ses côtés pour ses deux demi-finale de Grand Chelem (en 2008 à Roland-Garros et en 2016 à l’US Open).

Mais pas mal d’entre eux ont trouvé la matière difficile à travailler. Voire impossible. L’ex-capitaine de l‘équipe de France Yannick Noah voulait par exemple l’aider en Coupe Davis, il n’a jamais trouvé “les clés”. Il est vrai que le joueur, sans doute le meilleur athlète du circuit, est complexe, réputé même ingérable. Une tannée pour un entraîneur…

“C’est vrai qu’il a fait quelques sauts de puce, mais il est en recherche permanente”, analyse Pierre Cherret, le Directeur technique national. “Il a besoin de trouver une personne qui lui corresponde, sur le terrain mais aussi dans l’approche extra-tennistique”.

- Moins peur de “ma meuf” /p>

“Le tennis n’a pas toujours été au centre de ses priorités”, avait confessé l’un de ses anciens coaches, Patrick Chamagne. “Gaël n‘était vraiment pas simple à gérer”, avait lui aussi raconté Olivier Delaitre, son ex-coach à l’Insep, qui l’a également eu entre ses mains par intermittence des années plus tard. Une image pourtant pas forcément représentative du joueur.

“Ce n’est pas du tout l’image qu’il donne. C’est un garçon très attachant. Et si l’entraîneur a confiance en lui, il donne beaucoup”, assure Louis Borfiga, l’un de ses anciens entraîneurs à l’Insep, qui s’en est occupé juste avant Olivier Delaitre.

“Mais il y a aussi l‘âge. Moi je l’ai eu très jeune, vers 16-17 ans. Après, un joueur devient plus compliqué à gérer”, reconnait Louis Borfiga, désormais DTN du tennis canadien.

Il semble en tout cas que quelque chose se passe avec Liam Smith (39 ans), formateur réputé notamment en Australie pour avoir fait émerger une génération dorée, celle des Nick Kyrgios et Alex de Minaur, des “caractères” eux aussi. Quelques semaines après sa prise en main, Monfils a rapidement réintégré le top 20, engrangé un titre et deux demi-finales… Plutôt efficace.

Gaël Monfils ne l’oublie d’ailleurs jamais lorsqu’il évoque son très bon début de saison et sa bonne attitude depuis le début de l’année.

“Il ne faut pas oublier que j’ai changé d’entraîneur, d‘équipe”, a-t-il répondu pour nuancer l’apport de son idylle avec Elina Svitolina, la 6e joueuse mondiale, dans ses bons résultats cette saison. “J’ai plus peur de mon entraîneur que de ma meuf”, a-t-il d’ailleurs ironisé.

“Plans tactiques très clairs” –

Que lui apporte-t-il de si spécial? “C’est quelqu’un qui analyse beaucoup et qui parle beaucoup. Je pense que je fais une étape dans la carrière où le message passe mieux”, détaille Monfils.

“Du coup, quand j’arrive sur le terrain, j’ai des plans tactiques très clairs. Il m’en donne beaucoup (…) On peut même les visualiser”, raconte Gaël. “On les commente, chose que je n’avais pas forcément eue avant”, ajoute-t-il .

“Après, son premier axe quand on a commencé à collaborer ensemble, c’est tout de suite essayer de mieux servir (…), de me servir de mon coup droit et d‘être agressif. C’est ce que j’essaie de faire depuis le début d’année”, a-t-il continué.

La greffe semble en tout cas avoir parfaitement pris.

“C’est peut-être aussi le bon moment. Je pense que c’est l‘âge également, celui de la maturité pour Gaël. Il dégage une certaine sérénité”, estime Louis Borfiga. Une maturité tout de même un peu tardive…

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