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Hand: "Il va y avoir beaucoup d'émotion", dit Thierry Omeyer

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Le gardien Thierry Omeyer, double champion olympique avec les “Experts”, s’attend à ressentir “beaucoup d‘émotion” dans le dernier match de sa carrière qu’il jouera jeudi, à 42 ans, avec le PSG handball face à Cesson-Rennes en Championnat de France.

Q: Quels sont vos sentiments avant ce dernier match?

R: “J’ai essayé de le préparer comme tous ceux que j’ai joués pendant mes 25 ans de professionnalisme. Je sais qu’il y aura beaucoup d‘émotion. Il y aura toute ma famille, tous les amis qui m’ont suivi pendant ma carrière. Je commençais déjà à la ressentir lors des derniers matchs. Il y a eu beaucoup de flash-back sur toute ma carrière. Je vais essayer de profiter de chaque moment tout en apportant le niveau d’exigence que j’ai toujours eu.”

Q: A quoi allez-vous vous consacrer à partir de vendredi?

R: “Je vais continuer à m’investir pour mon sport, avec le Paris Saint-Germain. Je me forme depuis quelques années pour avoir le maximum de compétences pour la suite. J’ai passé mon diplôme d’entraîneur il y a deux ans et j’ai fait une formation de manager de club sportif à Limoges que je vais valider en septembre. Je ne sais pas si je veux tout de suite devenir entraîneur principal d’une équipe. J’ai passé mon diplôme pour le cas où l’adrénaline de la compétition me manquerait. Ce qui est sûr c’est que je vais rester assez proche de la partie sportive pour aider le PSG à grandir, notamment avec le centre de formation. On est en train d’affiner les missions, ça va se décider au début de la saison prochaine.”

Q: Qu’est-ce qui a fait de vous un grand gardien de but?

R: “Mon caractère de compétiteur. La haine de la défaite qui m’a toujours habité. L’envie de toujours me dépasser, de me transcender. Cette exigence m’a toujours accompagné. J’ai toujours essayé de tout faire le mieux possible, y compris à l’entraînement. En cela, le poste de gardien est celui qui me correspondait le mieux parce que dans ce rôle on ne peut jamais arriver à la perfection.”

Q: A quel moment vous êtes-vous dit que votre carrière était arrivée à son aboutissement?

R: “C’est après le titre de champion olympique de 2008 à Pékin. Quand on est sportif de haut niveau, c’est ce qu’il y a de plus beau, c’est le titre universel par excellence. Ce n’est que tous les quatre ans, c’est regardé par tout le monde. Champion olympique, on l’est à vie. En 2012 à Londres c‘était énorme aussi avec tout le public français qui était là, avec toute la famille, tous les amis, c‘était génial.”

Q: Qu’est-ce qui a changé dans le handball depuis votre premier match professionnel avec Sélestat en 1995?

R: “Ce qui a changé c’est que quand j’ai commencé je jouais avec des gens qui travaillaient pendant la journée et qui allaient s’entraîner le soir. C’est donc la professionnalisation de notre sport. C’est aussi, et c’est lié, la meilleure qualité des entraînements. Aujourd’hui les joueurs sont beaucoup mieux préparés, ils sont plus costauds, ils sautent plus haut, ils tirent plus fort. Le jeu va beaucoup plus vite.”

Propos recueillis par François BONTOUX

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