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Nouveaux bombardements du régime dans le nord-ouest syrien, 10 civils tués

Nouveaux bombardements du régime dans le nord-ouest syrien, 10 civils tués
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Le régime syrien a mené de nouveaux bombardements aériens et à l’artillerie mercredi contre des secteurs jihadistes dans les provinces d’Idleb et de Hama, tuant 10 civils dont des enfants, le jour de la célébration de la fête musulmane du Fitr, selon une ONG.

Depuis fin avril, le régime Assad soutenu par l’armée de l’air de l’allié russe bombarde quasi quotidiennement les secteurs jihadistes dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre, et ceux dans les provinces voisines de Hama, d’Alep et de Lattaquié.

La province d’Idleb, ultime grand fief des jihadistes en Syrie, est en grande partie aux mains de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda) qui contrôle également des secteurs dans les trois autres provinces.

Six personnes dont deux enfants ont péri dans les frappes aériennes contre la localité de Kafr Aweid dans la province d’Idleb, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les familles des victimes ont enterré leurs morts dans le cimetière de la localité, où une pelleteuse a creusé des fosses.

Une femme et ses deux enfants ont péri dans des raids aériens dans la ville de Maaret al-Noomane, également dans la province d’Idleb, alors qu’un autre civil est mort dans des tirs d’artillerie contre un village du nord de la province de Hama, selon l’OSDH.

Si le régime n’a pas annoncé une offensive à proprement parler contre HTS, il poursuit ses bombardements et livre des combats au sol, grignotant des zones dans la région.

Plus de 300 civils ont été tués depuis fin avril, selon l’OSDH. Au moins 24 hôpitaux et cliniques, mais aussi 35 écoles, ont été touchés par les bombardements, selon l’ONU. Plus de 270.000 personnes ont été déplacées.

L’escalade dans la province d’Idleb est la plus grave depuis que Moscou et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, ont annoncé en septembre 2018 un accord sur une “zone démilitarisée” devant séparer les territoires jihadistes et insurgés des zones gouvernementales attenantes.

Cet accord, censé faire éviter à la province une offensive d’envergure du régime, n’a été que partiellement appliqué, en raison du refus des jihadistes de se retirer de la zone tampon.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations, le conflit en Syrie devenu complexe avec l’implication de plusieurs acteurs régionaux et internationaux, outre les groupes jihadistes, a fait plus de 370.000 morts et poussé à la fuite des millions personnes.

Avec l’appui de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah libanais, le régime Assad a réussi à reprendre près de 60% du territoire.

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