Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Rugby: limogé, Folau réclame des "indemnités conséquentes" à la fédération

Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

L’arrière vedette des Wallabies Israel Folau a déposé jeudi un recours contre son limogeage pour des messages homophobes sur les réseaux sociaux et réclame des “indemnités conséquentes” à la Fédération australienne de rugby ainsi qu‘à son club.

Fervent chrétien évangélique et détenteur du record d’essais dans le Championnat Super Rugby, Folau a déclaré qu’il défendait la liberté de religion en portant son affaire devant la commission australienne de l‘équité en matière d’emploi.

“Aucun Australien d’aucune confession ne devrait être limogé parce qu’il pratique sa religion”, a déclaré le rugbyman dans un communiqué publié par ses avocats.

Agé de 30 ans et totalisant 73 sélections avec les Wallabies dont il devait être une pièce maîtresse lors du Mondial au Japon (20 septembre-2 novembre), Folau avait provoqué un tollé à la mi-avril après la publication d’un message sur son compte Instagram: “Ivrognes, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées, idolâtres, l’Enfer vous attend. Repentez-vous! Seul Jésus peut vous sauver”.

La Fédération australienne avait, en réaction, décidé de résilier son contrat, ce que le joueur avait contesté. Mais la Commission de discipline de la Fédération avait décidé fin mai de le limoger, mettant ainsi un terme à la carrière du joueur en Australie et avec les Wallabies. Folau n’avait pas fait appel de la décision de la fédération, indiquant ne pas faire confiance aux instances du rugby.

- “Messages de soutien” –

S’estimant lésé, il a saisi la commission australienne de l‘équité en matière d’emploi, une institution judiciaire devant laquelle il réclame “des indemnités conséquentes à ses anciens employeurs”.

“La résiliation du contrat de M. Folau par ses employeurs l’empêche de jouer à un moment où il est au sommet de sa carrière et à l’orée de la Coupe du monde de rugby, qui l’auraient probablement davantage fait rayonner et avec d’autres opportunités”, ajoute le communiqué.

Selon le Sydney Morning Herald, le montant du dédommagement exigé s‘élèverait à 10 millions de dollars australiens (6,2 millions d’euros), incluant les pertes d’opportunités de contrats de parrainage et publicitaires.

Le recours vise la fédération australienne de rugby et son club des Waratahs de Nouvelle-Galles du Sud auxquels il reproche une rupture de contrat illégale au regard de la loi relative au travail équitable, qui protège les salariés contre un licenciement lié à leur religion, précise le communiqué des avocats de Folau.

“Les messages de soutien que nous avons reçus au vu des difficultés des dernières semaines m’ont fait prendre conscience qu’il y avait beaucoup d’Australiens ayant le sentiment que leurs droits fondamentaux sont constamment sapés”, selon le communiqué.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2019 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.