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Demi-finales du Top 14: le "Petit Poucet" rochelais défie l'ogre toulousain

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Les chiffres sont trompeurs: si La Rochelle est beaucoup plus habitué, ces dernières saisons, aux demi-finales du Top 14 que Toulouse, il devra réaliser, samedi (21h00) à Bordeaux face au leader de la saison régulière en reconquête, un nouvel exploit après celui accompli en barrages.

Les Maritimes avaient alors éliminé le Racing 92 sur sa pelouse (19-13) au prix d’une défense héroïque pour rallier Bordeaux. Cinq ans après y avoir décroché leur remontée dans l‘élite, mais au stade Chaban-Delmas et non au Matmut Atlantique, théâtre des demi-finales.

Le contexte a également changé: depuis 2014, le Stade Rochelais est devenu un club qui compte en Top 14 et qui s’affirme en Europe.

Demi-finaliste du championnat pour la première fois de son histoire en 2017, quart de finaliste de la Coupe d’Europe la saison suivante, il vient d’atteindre la finale du Challenge européen (défaite face à Clermont) et, donc, une nouvelle fois le dernier carré en France.

Le travail entrepris par Patrice Collazo a été poursuivi, après son départ avec fracas l‘été dernier, par son adjoint Xavier Garbajosa, épaulé par Grégory Patat. Tous deux sont chapeautés depuis novembre par le Néo-Zélandais Jono Gibbes, qui a apporté une dose de pragmatisme anglo-saxon.

Sa première saison, tronquée, a connu quelques soubresauts: alors qu’ils avaient terminé en tête de la saison régulière il y a deux ans avant de chuter à Marseille contre Toulon, les Rochelais ont cette fois arraché leur qualification lors de la dernière journée face à… Bordeaux (5e position).

Le passé récent ramène aussi le Stade Toulousain à la cité girondine, où il disputait, il y a quatre ans, sa dernière demi-finale de championnat en date, s’inclinant face à Clermont, pour le dernier match à sa tête de Guy Novès.

- Records –

Novès a été remplacé par Ugo Mola, qui a mis du temps à effectuer son droit d’inventaire: trois saisons, voire deux, si l’on considère que les graines de la saison en cours étaient plantées en 2018.

Les Rouge et Noir avaient alors chuté à domicile en barrages face au futur champion de France Castres. Mais ils retrouvaient la phase finale après l’avoir manquée la saison précédente pour la première fois depuis… 1976, une absence qui actait définitivement un déclin entamé quelques années auparavant.

Cette année, ils ont donc d’ores et déjà fait mieux, après avoir survolé la première phase, avec leur jeu dans le désordre retrouvé, assis sur une conquête de nouveau d’airain.

Le tout mis en musique par un mélange d’anciens (Guitoune, Tekori, Médard, Huget), jeunes talents (Ramos, Dupont, Ntamack, Mauvaka, F. Cros) et récentes recrues (Kaino, Kolbe, Elstadt).

Mais le Stade Toulousain a beau avoir battu le record de points de classement (98) et d’essais (96) lors de la saison régulière, où il n’a perdu que trois rencontres, il court toujours après son premier titre depuis 2012 et le dernier de ses 19 Boucliers de Brennus.

Après le Leinster, son bourreau en demi-finale de Coupe d’Europe il y a un mois et demi, se dresse donc sur la route de sa reconquête La Rochelle et Garbajosa, ancien de la maison toulousaine.

A une époque, du milieu des années 1990 à celui des années 2000, où elle régnait au sommet du rugby français. Loin, très loin devant le Stade Rochelais.

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