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Enquêtes ouvertes sur le train de vie de Ghani Yalouz à l'athlétisme

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Le ministère des Sports et la justice ont lancé des enquêtes sur le train de vie de l’actuel directeur général de l’Insep, Ghani Yalouz, quand il était directeur technique national (DTN) à la Fédération française d’athlétisme (FFA), entre 2009 et 2017, a appris l’AFP samedi de sources proches du dossier.

A la suite d’un signalement d’inspecteurs généraux de la Jeunesse et des Sports (Igjs), chargés d’un contrôle classique sur la FFA, la ministre Roxana Maracineanu a lancé une enquête administrative, qui sera menée par d’autres inspecteurs généraux, et le parquet de Paris a confié une enquête à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), ont expliqué ces sources à l’AFP.

“Je vais pouvoir m’expliquer sur ce qu’on me reproche. Mon seul but c‘était de faire mon travail pour l’athlétisme français et pour avoir des résultats. Et ça a payé”, a affirmé Yalouz à l’AFP, en laissant entendre que le travail des inspecteurs généraux avait été mené à charge, dans le but de régler des comptes.

DTN à la fédération d’athlétisme de 2009 à 2017, l’ancien lutteur y avait laissé une forte empreinte et son passage a été marqué par des records de médailles aux championnats d’Europe (Zurich-2014) et aux JO (Rio-2016). Il a été nommé en 2017 par le gouvernement directeur général de l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), fleuron du sport de haut niveau français, 21 ans après sa médaille d’argent en lutte gréco-romaine aux JO d’Atlanta.

Selon les sources, qui n‘évoquent pas de montant, les inspecteurs généraux ont pointé des frais élevés au regard de ses missions de DTN, un poste d’agent de l’Etat. “Ils ont épluché toutes les factures”, indique une source proche de la FFA. “Il y a un problème de confusion entre les dépenses personnelles et celles de la fédé”, explique aussi une source proche du dossier.

Mais d’après plusieurs sources, ces frais étaient validés par la direction générale de la fédération, laquelle était à l‘époque présidée par Bernard Amsalem (2001-2016).

“Qu’est-ce que ça veut dire le train de vie?”, a déclaré Yalouz. “Je ne suis pas un DTNtechno. Quand on est DTN on fait de l’humain, on se déplace, on se rapproche des athlètes”, s’est-il défendu.

“Je n‘étais ni président de la fédé ni directeur général”, a-t-il ajouté.

Bernard Amsalem, interrogé par l’AFP, a de son côté, indiqué “ne pas être au courant”.

“Je ne vérifiais pas les comptes et je n’ai jamais eu d’inforamtions là-dessus, ça me surprend, a-t-il ajouté. La nomination de Ghani Yalouz à la tête de l’Insep a créé des tensions et des jalousies. Il est en quelque sorte persécuté. En tant que directeur technique national de la Fédération, je n’ai pu qu’apprécier son intervention. Il avait réussi à mobiliser tous les acteurs, les athlètes, les entraîneurs en créant un relationnel qui nous manquait et nous a permis d’avoir de très bons résultats.”

L’enquête administrative a été lancée “parce que cela demande beaucoup d’approfondissements et de vérifications, et il faut que l’intéressé puisse se défendre”, indique-t-on au ministère des Sports.

Durant sa carrière, Ghani Yalouz a aussi été deux fois champion d’Europe de lutte gréco-romaine (1992, 1995) et deux fois vice-champion du monde (1989, 1994).

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