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NBA: Toronto peut faire revenir le Canada sur le dessus du panier

NBA: Toronto peut faire revenir le Canada sur le dessus du panier
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Toronto est tout près d’un exploit retentissant, mettre fin au règne de Golden State sur la NBA: ce scénario, improbable en début de saison, ne marquerait au fond qu’un retour aux sources pour le basket, inventé par un Canadien.

Kawhi Leonard et ses coéquipiers sont déjà entrés dans l’histoire de leur franchise en lui offrant sa première finale.

Alors que les Raptors ont battu les Warriors pour la deuxième fois en trois jours à Oakland et mènent trois victoires à une, avant le match N.5 lundi à Toronto, ils peuvent aussi réécrire l’histoire du basket.

Il ne leur manque plus qu’une victoire pour ramener le titre le plus prestigieux de leur sport, dans le pays qui l’a inventé.

Comme l’a rappelé le PDG de la NBA, Adam Silver, avant le premier match de la finale 2019, le Canada a joué un rôle majeur dans l’histoire du basket et même de la NBA.

“C’est une sorte de retour aux origines pour le basket. Le docteur Naismith était Canadien, originaire de la province de l’Ontario, puis il s’est installé à Springfield, dans le Massachusetts, où il a inventé le basket pour occuper en plein hiver les jeunes gens qui ne pouvaient pas s’adonner à des activités en plein air à cause du froid”, a-t-il expliqué.

- Le premier match NBA à Toronto /p>

James Naismith, qui a sa statue dans les rues d’Almonte, sa ville de naissance située à 400 kilomètres de Toronto, reconnaîtrait difficilement le sport qu’il a inventé.

A l’origine, en 1891, il se jouait à neuf contre neuf, avec un ballon de football et deux paniers qui servaient à la récolte des… pêches.

Il a ensuite affiné les règles et vu “son” basket devenir un sport universitaire majeur aux Etats-Unis puis entrer au programme olympique, en 1936, trois ans avant sa mort.

Depuis, le basket est devenu un sport pratiqué dans le monde entier par des millions de joueurs, et son championnat de référence, la NBA, est l’un des rendez-vous les plus suivis du calendrier sportif.

Pour la NBA aussi, le Canada est historiquement important: c’est en effet à Toronto, non loin de l’actuelle salle des Raptors qu’a eu lieu le premier match officiel, le 1er novembre 1946, entre les Toronto Huskies et les New York Knicks.

Si les Huskies ont vite disparu, si les Vancouver Grizzlies, créés en 1995 en même temps que les Raptors, n’ont jamais trouvé leur public et ont déménagé à Memphis après six saisons, Toronto est vite devenu une ville-phare de la NBA.

Même quand les résultats n‘étaient pas là, comme lors de la catastrophique saison 1997-98 conclue avec seulement 16 victoires, les supporters des Raptors ont toujours répondu présent, attirés par quelques grands noms de la NBA, comme Hakeem Olajuwon, Vince Carter, Chris Bosh, Kyle Lowry et, depuis l‘été dernier, Kawhi Leonard.

Un Canadien parmi les Raptors –

Même le taciturne et réservé ailier des Raptors s’enthousiasme, quand il évoque les milliers de supporters qui se massent pour suivre les matches de leurs favoris devant des écrans géants dans des espaces rebaptisés “Jurassic Parks”.

“Chaque fois que je croise des gens dans la rue ou quand je suis avec mes coéquipiers, ils me témoignent tellement d’amour, c’est génial de sentir tous ces supporters et toute une ville derrière nous”, a assuré Leonard.

Son entraîneur Nick Nurse va plus loin: pour lui, c’est tout le Canada qui rêve du sacre des Raptors.

“C’est la première fois qu’une équipe canadienne est en finale et comme pour toute première fois, il y a beaucoup d‘énergie et d’enthousiasme”, a-t-il estimé.

Le Canada est sevré de succès.

Il faut remonter à 1993 pour trouver une franchise canadienne, les Toronto Blue Jays, au palmarès d’un des quatre championnats professionnels nord-américains, la Ligue majeure de baseball (MLB).

Le hockey sur glace, le sport-roi, apporte son lot annuel de déceptions depuis l’ultime sacre d’une équipe canadienne (Montréal), en 1993.

Et tant pis s’il n’y a qu’un seul joueur canadien, Chris Boucher, qui plus est blessé, dans l’effectif des Raptors.

Tout le Canada y croit, à commencer par le Premier ministre Justin Trudeau: “3 matchs de gagnés, 1 qui reste. Gagnez la finale, les Raptors”, a-t-il tweeté, dès la fin du match N.5 remporté par Toronto à Oakland (105-93).

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