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Les avocats des indépendantistes catalans balayent l'accusation de rébellion

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Les avocats des indépendantistes catalans jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017 ont balayé mardi, à la veille de la fin du procès, les accusations controversées de rébellion, niant toute violence et reconnaissant seulement un possible délit de désobéissance qui n’implique pas de peine de prison.

Le procès historique de ces douze indépendantistes doit s’achever mercredi après quatre mois d’audience.

Oriol Junqueras, vice-président de la région au moment des faits, y est le principal accusé. Le parquet a requis à son encontre 25 ans de prison pour détournement de fonds et rébellion, un délit controversé impliquant un soulèvement violent.

S’exprimant lors de l’avant-dernière audience du procès, Andreu Van den Eynde – qui défend M. Junqueras et l’ex-“ministre” catalan des Affaires étrangères Raul Romeva – s’est efforcé de démonter la thèse du parquet, en lui reprochant de “confondre la désobéissance avec la rébellion”.

“Tout est exagération, tout est bruit” et cela “se manifeste dans le vocabulaire que j’ai noté tout au long du procès”, a-t-il dit, en reprochant au parquet d’avoir parlé de “barricades”, “boucliers humains”, “regards de haine” ou “dévastation”…

“C’est le discours de l’accusation: parti pris et exagération et cela lui enlève toute crédibilité”, a-t-il déclaré.

Maintenant son accusation de rébellion, le procureur Javier Zaragoza avait affirmé la semaine dernière, lors de ses conclusions, que la tentative de sécession de la Catalogne fut “un coup d’Etat” destiné à “liquider la Constitution espagnole”.

Assurant qu’il n’y avait eu ni soulèvement ni violence ni armes, Andreu Van den Eynde a rejeté le délit de rébellion et plaidé que “la désobéissance était le véritable thème de discussion du procès”.

La désobéissance est punie d’une amende et d’une peine d’inéligibilité de trois ans, mais pas de peine de prison.

Rappelant que la police avait usé de la violence pour empêcher le référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017, interdit par la justice, l’avocat a reconnu que quelques manifestants s‘étaient confrontés aux forces de l’ordre.

Mais il a assuré que “cette violence prétendue, ces actes que l’on compte sur les doigts d’une seule main, étaient déconnectés de la dynamique” et “du comportement de mes clients” qui “rejettent toute forme de violence”.

L’avocat a terminé son intervention en adoptant un ton politique, appelant à “surmonter la crise” en Catalogne. “Nous sommes là, avec la main tendue, pour résoudre ce conflit”, a-t-il dit, en souhaitant que le jugement – attendu à l’automne – y contribue.

Javier Melero, avocat de l’ancien responsable régional de l’intérieur Joaquim Forn, contre lequel le parquet a requis 16 ans de prison, a repris cet argumentaire.

“Je concède que M. Forn a désobéi au Tribunal Constitutionnel” qui avait interdit le référendum du 1er octobre, a-t-il dit avant de balayer lui aussi les accusations de violence et de rébellion.

“On ne peut pas banaliser le concept de violence associé à de si graves délits”, a-t-il insisté.

Lors de la dernière audience prévue mercredi, les accusés doivent prendre la parole une dernière fois avant que le procès ne s’achève. Le verdict est attendu à l’automne.

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