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L'Iran libère un Libanais condamné pour espionnage au profit des Etats-Unis

L'Iran libère un Libanais condamné pour espionnage au profit des Etats-Unis
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Un Libanais arrêté en 2015 en Iran et condamné à dix ans de prison pour “espionnage” au profit des Etats-Unis est arrivé mardi à Beyrouth quelques heures après avoir été libéré, dans un contexte de tensions croissantes entre Téhéran et Washington.

Résidant aux Etats-Unis, Nizar Zakka a été reçu par le président libanais Michel Aoun à son arrivée dans la capitale libanaise, où il démenti les accusations qui pesaient contre lui en Iran.

“Il n’y a pas eu espionnage”, a déclaré M. Zakka lors d’un point de presse tenu au palais présidentiel.

“Je ne rentrerai pas dans les détails de mon enlèvement, de mon incarcération (…) ni du procès fictif”, a-t-il ajouté.

M. Zakka est rentré au Liban à bord d’un avion privé, accompagné par le chef de la Sûreté générale libanaise Abbas Ibrahim, parti à Téhéran pour aller le chercher, selon le service de sécurité.

Les Etats-Unis ont salué sa libération, espérant qu’elle constituait “un signe positif pour les détenus américains en Iran”, selon les déclarations d’un porte-parole du département d’Etat américain.

- “Grâce à Nasrallah” /p>

M. Zakka s‘était rendu à Téhéran en 2015 pour participer à une conférence sur le leadership dans le monde des affaires, à l’invitation des autorités iraniennes, selon ses proches.

Il occupait alors le poste de secrétaire général de l’organisation arabe pour les technologies de l’information et de la communication.

Au moment de son arrestation en septembre 2015, la télévision étatique iranienne avait fait part de “liens profonds” entre M. Zakka et “la communauté militaire et (celle) du renseignement des Etats-Unis”.

Il avait été condamné en juillet 2016 à dix ans de prison pour “espionnage” au profit de Washington. Fin 2017, la justice iranienne avait confirmé en appel sa peine, tout comme elle avait confirmé la peine d’un Américain et deux Irano-américains accusés de “collaboration” avec les Etats-Unis.

L’agence de presse de l’Autorité judiciaire iranienne, Mizan Online, avait fait état mardi matin de “la libération conditionnelle” de M. Zakka sur décision de la Justice.

Selon la loi iranienne, les condamnés purgeant une peine allant jusqu‘à dix ans de prison peuvent être libérés sous conditions “s’ils purgent au moins un tiers de leur peine et s’ils font preuve de bonne conduite”, a expliqué le porte-parole de l’Autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli, cité par cette agence.

D’après M. Esmaïli, le président libanais a demandé “par écrit” à ce que soit facilitée la libération de M. Zakka et le mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de l’Iran, a considéré “opportune” la décision de le libérer.

L’agence de presse Fars avait annoncé lundi que la libération de Nizar Zakka faisait suite à “la demande et la médiation” du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

“Zaka a été libéré et extradé, grâce à la médiation de Nasrallah”, a précisé l’agence citant une “source bien informée”.

Mardi, sans nier le rôle du parti chiite, le directeur de la Sûreté générale libanaise a insisté sur la primauté de l’initiative menée par le président libanais.

Tensions croissantes –

“Nizar veut (…) rappeler à ceux qui peuvent aider qu’il reste encore beaucoup d’Américains (…) et d’autres étrangers dans les prisons iraniennes”, a déclaré dans un communiqué l’avocat de M. Zakka, Jason Poblete, basé aux Etats-Unis.

L’Iran et les Etats-Unis n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980 et leurs rapports se sont envenimés après l’arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump.

Ces tensions sont montées d’un cran quand Washington a quitté unilatéralement en mai 2018 un accord international sur le nucléaire iranien, rétablissant ensuite une batterie de sanctions économiques contre Téhéran.

Début avril, Washington a placé en outre les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime, sur sa liste noire des “organisations terroristes étrangères”.

Un mois plus tard, M. Trump a menacé l’Iran de destruction en cas d’attaque contre des intérêts américains, après plusieurs actes de sabotage dans la région du Golfe imputés à l’Iran et à ses alliés.

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