Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.

DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Le fils aîné de Donald Trump rejette tout mensonge sur les Russes

Donald Trump Junior quitte une audition à huis clos au Sénat américain le 12 juin 2019
Donald Trump Junior quitte une audition à huis clos au Sénat américain le 12 juin 2019 -
Tous droits réservés
SAUL LOEB
Taille du texte Aa Aa

Le fils aîné du président Donald Trump a dit vouloir tourner la page mercredi après une audition au Sénat américain, en affirmant avoir confirmé ses témoignages précédents dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016.

Près de trois ans après sa victoire, l’affaire russe continue de plomber le mandat de Donald Trump, avec une litanie d’enquêtes toujours ouvertes au Congrès malgré la fin des investigations du procureur spécial Robert Mueller.

Dernier retournement en date: une ancienne proche conseillère de Donald Trump, Hope Hicks, viendra témoigner, à huis clos, devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants le 19 juin, ont annoncé les démocrates. Ils avaient pourtant affirmé la semaine dernière que la Maison Blanche s’opposait à sa venue.

Cette audition touchera à des questions liées à l’enquête du procureur Mueller sur l’ingérence russe “et les efforts du président Trump, de ses associés, et des responsables de l’administration pour faire entrave à la justice”, a indiqué le président démocrate de la commission, Jerry Nadler.

- “Clarifier les choses” –

A peine quelques heures plus tôt, au Sénat, Donald Trump Junior avait déclaré en avoir fini avec une enquête de la commission du Renseignement. Il est suspecté par les démocrates d’avoir menti sur ses contacts avec des Russes durant la présidentielle.

“Je suis heureux que cela soit enfin terminé. Nous avons pu clarifier les choses”, a-t-il déclaré après environ trois heures d’audition à huis clos.

Avez-vous peur d‘être accusé de parjure? “Pas du tout”, a-t-il répondu aux journalistes.

Farouche défenseur du président, fervent utilisateur —comme son père— de Twitter où il manie aussi l’ironie, Donald Junior, 41 ans, gère les affaires familiales à la tête de la Trump Organization.

Il avait déjà été entendu pendant de longues heures par différentes commissions sénatoriales en 2017.

Le président républicain Donald Trump s‘était dit “très surpris” en mai par la nouvelle convocation de son fils aîné par cette commission, contrôlée par les républicains.

Les sénateurs voulaient revenir sur certaines de ses premières déclarations car elles auraient pu contredire d’autres témoignages.

Ils devaient notamment le questionner sur une réunion avec une avocate russe à la Trump Tower de New York organisée en juin 2016, en pleine campagne pour la présidentielle américaine.

L’avocate avait promis aux participants —notamment Donald Junior et Jared Kushner, gendre et proche conseiller du milliardaire à la Maison Blanche— des “informations compromettantes” sur la rivale démocrate de Donald Trump, Hillary Clinton.

Les sénateurs voulaient aussi l’interroger sur un projet de construction d’une Trump Tower à Moscou, selon la presse, pour notamment comparer ses affirmations à celles de Michael Cohen. Ancien avocat personnel du président américain, ce dernier a été condamné à trois ans de prison, notamment pour parjure dans le cadre de l’affaire russe.

“Il n’y avait rien à changer” à son témoignage, a affirmé Donald Trump Junior à sa sortie, rappelant que M. Cohen avait lui été condamné pour avoir menti au Congrès.

Rare exemple de collaboration entre les deux partis, les sénateurs démocrates et républicains de la commission du Renseignement enquêtent en toute discrétion depuis deux ans sur l’ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016.

Après sa propre enquête, le procureur spécial Robert Mueller a conclu dans son rapport publié en avril qu’il n’y avait pas eu d’entente entre l‘équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

Mais il n’a pas blanchi le président américain de soupçons d’entrave à la justice.

- “J’adore” –

Le président républicain s’estime lui lavé de tout soupçon et dénonce une campagne de “harcèlement” menée par l’opposition démocrate.

Outre Michael Cohen, Robert Mueller a également inculpé Paul Manafort, qui avait dirigé un temps l‘équipe de campagne Trump, pour des fraudes fiscales et bancaires notamment. Il était présent à la réunion de la Trump Tower à New York.

Dans ce contexte, les médias américains avaient spéculé un temps sur une possible inculpation de Donald Junior pour sa participation à cette rencontre avec l’avocate russe Natalia Vesselnitskaïa, alors même qu’il pensait qu’elle avait été mandatée par Moscou pour leur livrer des informations compromettantes sur Mme Clinton.

“S’il s’agit bien de cela, j’adore” cette idée, avait répondu Donald Junior à un courriel lui proposant cette réunion.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2019 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.