Basket: dix choses à savoir avant la finale Villeurbanne-Monaco

Le joueur de Villeurbanne DeMarcus Nelson tente de dribbler lors de la finale de la Coupe de France de basket contre Le Mans, le 11 mai 2019 à Paris-Bercy.
Le joueur de Villeurbanne DeMarcus Nelson tente de dribbler lors de la finale de la Coupe de France de basket contre Le Mans, le 11 mai 2019 à Paris-Bercy. -
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Eric Feferberg
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Dix choses à savoir avant la finale du Championnat de France de basket (au meilleur des cinq matches) entre l’Asvel et Monaco, qui commence samedi à Villeurbanne (18h30).

. Monaco pour une première, l’ASVEL pour une 19e

Villeurbanne est le club le plus titré de France avec 18 couronnes, mais seulement trois lors des 30 dernières années (2002, 2009, 2016). La Roca Team, remontée en Élite en 2015 après 24 ans d’absence, n’a jamais gagné le Championnat.

. Monaco maudit en play-offs

En “pole position” de la saison régulière les trois dernières saisons, la Roca Team avait été incapable de concrétiser en play-offs. Les deux premières fois, c’est l’ASVEL qui s‘était mise sur sa route. Pour sa première finale l’an passé, elle avait échoué contre toute attente face au Mans.

. Un parcours sans faute

Les deux finalistes ont marché sur leurs adversaires en play-offs, passant les deux premiers tours sans perdre un seul match, Villeurbanne contre Le Mans et Nanterre et Monaco face à Limoges et Dijon. L’ASM reste sur 21 victoires en 22 matches (seule défaite à Villeurbanne, d’un point, fin avril) et l’Asvel (vainqueur de la saison régulière) sur 17 victoires en 18 matchs, dont la finale de la Coupe de France gagnée contre Le Mans.

. Un duel d’entraîneurs ex-yougoslaves

Les deux meilleurs clubs français sont entraînés par deux pointures venues d’ex-Yougoslavie, Monaco par le Serbe Sasa Obradovic, arrivé au mois de février, et Villeurbanne par le Monténégrin Zvezdan Mitrovic, piqué au club de la Principauté à l’intersaison, après trois ans sur le Rocher.

. Le standing de l’ASVEL en jeu

Villeurbanne a obtenu une invitation pour deux ans en Euroligue, grâce à l’influence de son président, Tony Parker. Attaquer l‘échelon supérieur cet automne sans le titre ferait un peu tache, même si le maintien dans le gotha continental n’est pas lié aux performances dans les ligues nationales.

. Un seul Bleu en finale

Un seul finaliste figure sur la liste des Bleus pour le Mondial en Chine, l’arrière monégasque Paul Lacombe. Son coéquipier Yakuba Ouattara fait partie des réservistes et le tout jeune Villeurbannais Théo Maledon, 18 ans, sera partenaire d’entraînement pendant la préparation. Mais d’autres joueurs français auront leur mot à dire en finale (Charles Kahudi, Livio Jean-Charles, Amine Noua à l’ASVEL, Amara Sy, Georgi Joseph à Monaco).

. La sixième de Lacombe

Le même Paul Lacombe en est à sa sixième finale d’affilée, ayant perdu les cinq précédentes avec Strasbourg (quatre fois) et Monaco. L’an passé contre Le Mans, il a eu le ballon du titre en main au match 5, mais la balle a roulé sur le cercle juste avant la sirène. Cruel dénouement après un match (et une saison) remarquable.

. Deux effectifs solides

Faute de stars, les finalistes disposent d’effectifs complets. Sous les cercles, il y aura un beau duel entre pivots d’ex-Yougoslavie, le Bosnien Elmedin Kikanovic (Monaco) et le Croate Miro Bilan (Villeurbanne). Les deux clubs sont bien dotés en Américains avec David Lighty, DeMarcus Nelson et Adreian Payne côté rhodanien, les deux Jones, Jarrod et Lazeric, et Gerald Robinson côté monégasque. A.J. Slaughter (Villeurbanne) et Dee Bost (Monaco) peuvent apporter un grain de folie. Le meneur lituanien de Villeurbanne Mantas Kalnietis est référencé au niveau européen.

. Entre les deux plus riches

Sans surprise, ce sont les deux clubs les plus riches de France qui se disputent le titre. L’ASVEL de Tony Parker, actionnaire minoritaire dès 2009 puis majoritaire depuis 2014, disposait de 9,2 M EUR pour la saison et Monaco, repris par l’homme d’affaires ukrainien Sergueï Dyadechko en 2013 (alors qu’il évoluait en 3e division), de 8,1 M EUR.

. L’ASVEL pour le doublé hommes-femmes

La section féminine Lyon-ASVEL, dont le président est également Tony Parker, a remporté son premier titre national le 23 mai en battant Montpellier en finale. Le dernier club à avoir été champion de France chez les filles et les garçons la même année est le Paris Université Club en 1963.

. Les 5 de départ

Villeurbanne: De Marcus Nelson (USA), A.J. Slaughter (USA), David Lighty (USA), Livio Jean-Charles (FRA), Adreian Payne (USA) – Banc: Mantas Kalnietis (LTU), Théo Maledon (FRA), Miro Bilan (CRO), Charles Kahudi (FRA), Amine Noua (FRA), Charles Galliou (FRA), Sofiane Briki (FRA)

Monaco: Dee Bost (USA), Paul Lacombe (FRA), Yakuba Ouattara (FRA), Georgi Joseph (FRA), Elmedin Kikanovic (BIH) – Banc: Lazeric Jones (USA), Erick Buckner (USA), Amara Sy (FRA), Sergii Gladyr (UKR), Jarrod Jones (USA), Kevin Cham (FRA)

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