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Mondial-2019: Sembrant et Jakobsson, l'héritage suédois de Montpellier

La défenseure suédoise Linda Sembrant (d) lors du match de phase de groupes du Mondial face aux Chiliennes, à Rennes, le 11 juin 2019
La défenseure suédoise Linda Sembrant (d) lors du match de phase de groupes du Mondial face aux Chiliennes, à Rennes, le 11 juin 2019 -
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Damien MEYER
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“Elles ont apporté plus de professionnalisme”. En cinq années, Montpellier a savouré l’apport de Linda Sembrant et Sofia Jakobsson. Elles vont quitter le club, mais pas encore la France, où elles doivent relancer la Suède au Mondial-2019.

A leur arrivée dans l’Hérault en 2014, elles ont subjugué le groupe. “Elles ont dû s’adapter à nous car elles allaient trop vite et trop loin par rapport ce que l’on pouvait faire en charge de travail”, explique à l’AFP l’entraîneur montpelliérain, Jean-Louis Saez.

Les deux Suédoises “ont une culture de l’effort, ajoute le technicien. Les Nordiques sont des athlètes avant d‘être des joueuses. Elle ont une culture sportive, née d’une pratique très tôt dans le milieu scolaire, et ont compris que leur corps était leur outil de travail”.

Elles arrivent ensemble à Montpellier, auréolées du statut d’internationales suédoises, référence d’un football féminin au professionnalisme pointu.

Si la défenseure Sembrant (32 ans) quitte pour la première fois la Suède et le club de Tyreso, en dépôt de bilan, l’attaquante Jakobsson (29 ans) est une globe-trotteuse (Angleterre, Chine, Russie).

Sembrant, pleine de maîtrise, s’impose vite comme la patronne du secteur défensif de Montpellier. “C’est le cerveau. Elle a mis d’accord tout le monde par son sens du déplacement. Elle a une culture tactique”, témoigne Saez.

- “Les Françaises ont progressé” /p>

A l’autre bout du terrain, Jakobsson, “fille spontanée et joyeuse”, mise sur “la vitesse”. “S’il elle n’a pas une grosse technique ni une énorme adresse devant le but, elle joue à l’instinct et peut marquer des buts de fou”, relève le coach montpelliérain.

Ces deux individualités façonnent la nouvelle génération, menée par la buteuse des Bleues et de Montpellier, Valérie Gauvin.

“Les meilleures joueuses françaises ont progressé au contact des étrangères. Les Suédoises ont apporté leur savoir-faire et expérience à nos jeunes françaises comme Marion Torrent ou Sakina Karchaoui”, loue Saez.

Sous le maillot national, Jakobsson et Sembrant vivent peut-être l’apogée de leur carrière en disputant la finale olympique au JO de Rio (2016) entre deux nations majeures: Allemagne-Suède (2-1).

Au Brésil, pays du football roi, elles goûtent à la popularité frémissante. “On a joué devant 80.000 personnes en demi-finale et en finale au Maracana, un souvenir extraordinaire”, se rappelle Sofia Jakobsson.

Depuis trois saisons, elles ont senti la montée en puissance du football féminin en France, l‘émergence des nouvelles nations et le besoin de la Suède de s’adapter à ces changements.

“Le foot féminin grandit beaucoup ces dernières années et change l’ordre établi”, assurent les deux joueuses à l’AFP.

La Suède “doit changer un peu” –

Ces deux cadres (plus de 100 sélections) disputent leur troisième Coupe du monde à la tête d’une nation passée du 4e au 9e rang mondial.

“Cela va être dur maintenant pour les petits pays comme la Suède de faire face à l‘évolution des grands pays, alerte Linda Sembrant. On mise plus sur la tactique et le travail d‘équipe, nos principales forces.”

“Et surtout, il y a dix ans, on était beaucoup plus physiques que la plupart de nos adversaires. En France, où c’est très différent, les joueuses sont fortes individuellement et techniquement, misent sur le un contre un”, compare la défenseure.

“Il n’y a pas si longtemps, on faisait partie des meilleures nations au monde, avec des clubs présents en Ligue des champions”, appuie Sofia Jakobsson, approchée cet été par Lyon.

La milieu “sent que l’on doit changer un peu. On travaille toujours l’aspect physique, mais on parle plus de technique désormais”.

Aujourd’hui, les deux Suédoises, en fin de contrat, arrivent au bout de leur mission à Montpellier, qu’elles s’apprêtent à quitter à regret.

“On est resté ici cinq ans. J’aime tout en France et à Montpellier, ma seconde maison. J’espère que la France va réussir quelque chose de grand pour montrer que le foot féminin est grand ici”, conclut Jakobsson, histoire de mesurer la trace de leur héritage.

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