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Décès de Morsi: l'Egypte dénonce les accusations "irresponsables" d'Erdogan

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry et, devant lui, le président Abdel Fattah al-Sissi, le 31 mars 2019 lors d'une réunion de la Ligue arabe à Tunis
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry et, devant lui, le président Abdel Fattah al-Sissi, le 31 mars 2019 lors d'une réunion de la Ligue arabe à Tunis -
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FETHI BELAID
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Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a qualifié jeudi d’“irresponsables” les accusations du président turc Recep Tayyip Erdogan, selon qui l’ancien président islamiste égyptien Mohamed Morsi “a été tué”.

Dans un communiqué, M. Choukri a “vivement dénoncé les déclarations répétées et irresponsables du président turc vis-à-vis de l’Egypte”, après la mort soudaine de Mohamed Morsi, qui s’est effondré en plein procès lundi au Caire.

Mercredi lors d’une réunion électorale, le chef de l’Etat turc avait déclaré à propos des circonstances de la mort de Mohamed Morsi: “Il a été tué et n’est pas mort de causes naturelles”.

M. Erdogan, issu comme M. Morsi de la mouvance islamiste, l’avait qualifié de “martyr” après l’annonce de son décès lundi, et accusé les “tyrans” au pouvoir en Egypte d‘être responsables de sa mort, une allusion au président Abdel Fattah al-Sissi.

Les relations entre la Turquie et l’Egypte sont quasiment inexistantes depuis que l’armée égyptienne, alors dirigée par Abdel Fattah al-Sissi, a renversé le président Morsi en juillet 2013.

Mohamed Morsi était détenu depuis près de six ans et maintenu à l’isolement lorsque sa mort est survenue. Lundi, alors qu’il s’exprimait devant un tribunal, il s’est effondré et n’a pu être ranimé.

Il a ensuite été enterré en toute discrétion dans la nuit de lundi à mardi dans un cimetière de la capitale égyptienne.

L’ancien chef d’Etat, issu de la confrérie des Frères musulmans, n’a été président que pour une courte mandature d’un an entre juin 2012 et juillet 2013.

Après sa destitution par l’armée, à la faveur de manifestations populaires, il avait été condamné à un total de 45 ans de prison pour incitation à la violence contre des manifestants fin 2012 et espionnage au profit du Qatar.

Il était rejugé après l’annulation de deux verdicts prononcés contre lui —une condamnation à mort et une réclusion à perpétuité.

Depuis 2013, l’actuel chef de l’Etat Abdel Fattah al-Sissi, ex-ministre de la Défense de Mohamed Morsi, a mené une répression sans merci contre l’opposition, particulièrement les Frères musulmans.

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