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Mondial-2019: le "Bloc Juve", noyau dur de l'Italie

Mondial-2019: le "Bloc Juve", noyau dur de l'Italie
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La gardienne, la capitaine, la meneuse de jeu, l’avant-centre: la Juventus est partout en équipe d’Italie et l’arrivée du grand club turinois et de quelques autres dans le “calcio” féminin n’est pas pour rien dans la réussite de la Nazionale au Mondial-2019.

Les journaux sportifs italiens en parlent comme du “Bloc Juve”. Dans le groupe qui affrontera la Chine mardi pour une place en quart de finale, huit joueuses évoluent à la Juventus et sans une blessure grave avant le tournoi, l’arrière centrale Cecilia Salvai aurait été la neuvième.

Face à la Jamaïque (victoire 5-0), le match s’est conclu avec sept Turinoises sur le terrain. Six sont des titulaires habituelles et seule Martina Rosucci n’a pas encore joué lors de cette Coupe du Monde.

Cette prédominance du club bianconero, qui rappelle toutes proportions gardées le poids que peut avoir l’Olympique Lyonnais en équipe de France, a été chez les garçons aussi un phénomène récurrent, illustré récemment par la défense Bonucci-Barzagli-Chiellini ou par le record, datant de 1978, de neuf joueurs de la Juventus titulaires avec la Nazionale.

Comme elle l’avait expliqué en mars à l’AFP, la sélectionneuse Milena Bertolini sait que son équipe a tiré profit de l’apparition récente dans le championnat d’Italie féminin de plusieurs clubs de gros calibre. Car si la Juventus, deux fois titrée en deux ans depuis son arrivée, est la nouveauté la plus spectaculaire, elle n’est pas la seule.

“Le choix de la fédération d’obliger les clubs professionnels à avoir une section féminine a été un choix gagnant. Et le fait que la Juve, la Roma, le Milan, la Fiorentina, Sassuolo aient lancé une équipe féminine a été fondamental”, avait-elle déclaré.

“Il y a plus de ressources, les jeunes Italiennes sont mises en situation de jouer de façon professionnelle et de développer leur talent.”

Certaines des meilleures Italiennes ont ainsi trouvé à la “Juve” un environnement qui, s’il ne leur offre pas le statut professionnel, se rapproche de ce qu’elles ont connu ou auraient pu connaitre à l‘étranger.

- “Juventina de profession” –

Remarquable en ouverture contre l’Australie, l’attaquante Barbara Bonansea avait ainsi refusé une proposition de l’OL avant de rejoindre Turin il y a deux ans.

L’arrière centrale et capitaine Sara Gama, qui a bien résisté à des stars comme Marta ou Samantha Kerr, a de son côté évolué au Paris SG de 2013 à 2015.

Et la gardienne Laura Giuliani, l’une des plus fiables du tournoi avec seulement deux buts encaissés, les deux sur penalty, a connu quatre clubs allemands avant de retrouver l’Italie et le club qu’elle supporte “depuis toujours”

“A la Juventus, on est traitées de la même façon qu’en Allemagne du point de vue du professionnalisme. Je suis fière de ça parce que ça n’existait pas en Italie. Certes, on est encore amateures. Mais on va vers le semi-professionnalisme, puis à l’avenir vers le professionnalisme. La Juve a débuté ce parcours”, avait-elle raconté lors d’une interview à l’AFP en 2017.

Pour compléter le “Bloc Juve”, on trouve la remplaçante Lisa Boattin et la milieu de terrain Valentina Cernoia, qui se qualifie de “Juventina de profession” et s’avoue supportrice du Milan.

Aurora Galli, elle, penche pour l’Inter. Face à la Jamaïque, elle a inscrit un doublé avec sur le dos le N.4, celui de son idole Javier Zanetti, légende du club nerazzurro.

Enfin, Cristina Girelli, auteure d’un triplé contre les Jamaïcaines, est l’une des plus expérimentées du groupe et fait office de chef de bande. C’est elle qui a lancé l’idée de la Macarena après les victoires.

“A force de nous parler du Mondial d’il y a 20 ans, ça nous a rendues un peu vintage”, a-t-elle expliqué. Les Italiennes n’avaient en effet plus participé à la Coupe du Monde depuis 1999. Portées par le “Bloc Juve”, elles pourraient revenir plus rapidement.

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