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Trump avertit la Chine et critique l'Allemagne avant le G20

Le pré Donald Trump dans le Bureau ovale le 25 juin 2019
Le pré Donald Trump dans le Bureau ovale le 25 juin 2019 -
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MANDEL NGAN
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Juste avant de partir mercredi au sommet du G20 au Japon, le président américain Donald Trump a renouvelé ses mises en garde à la Chine et égratigné au passage l’Allemagne, qu’il a qualifiée de partenaire “défaillant”.

Pékin, a-t-il assuré, a un besoin aigu de signer un accord commercial avec les Etats-Unis parce que l‘économie du géant asiatique s’affaiblit selon lui.

“L‘économie de la Chine s’effondre, ils veulent un accord”, a affirmé M. Trump dans un entretien à la chaîne Fox Business Network, même si les statistiques publiées par la deuxième économie mondiale ne montrent pas un tel affaissement.

Le maître de la Maison Blanche rencontrera samedi son homologue chinois Xi Jinping, au deuxième jour et en marge du sommet tenu à Osaka.

Dans cette interview téléphonique à bâtons rompus avec Fox Business, M. Trump a aussi affirmé que le Vietnam était “pire” que la Chine en matière d‘échanges commerciaux.

S‘écartant de cette rhétorique radicale, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin s’est lui déclaré relativement optimiste sur la possibilité d’une percée commerciale avec la Chine.

Les différents rounds de discussions ont permis jusqu’ici de couvrir “90% du chemin” vers la conclusion d’un accord, a estimé M. Mnuchin.

- “Défaillant” /p>

Donald Trump s’en est également pris à l’Allemagne, accusant cet allié, membre de l’Otan, de profiter des Etats-Unis en étant mauvaise payeuse.

Berlin est un partenaire “défaillant”, a asséné le président américain, reprenant un de ses thèmes récurrents, qui a contribué à altérer les relations entre Washington et ses partenaires d’Europe occidentale.

“L’Allemagne verse des milliards et des milliards de dollars à la Russie pour son énergie et malgré cela nous sommes censés protéger l’Allemagne”, s’est emporté M. Trump. Il doit rencontrer à Osaka la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président américain s’envolera mercredi en milieu de journée vers le Japon, où le mois dernier il a été le premier dirigeant étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito, dans la nouvelle ère baptisée “Reiwa”.

Il retrouvera les grands argentiers de la planète dans un climat chauffé à blanc par la lutte sino-américaine pour la domination économique mondiale et les tensions actuelles avec l’Iran.

Tout comme Téhéran, M. Trump a dit mercredi espérer qu’il n’y aurait pas de guerre.

Mais, a-t-il averti, si cela devait arriver, les Etats-Unis seraient en position de force et un éventuel conflit “ne durerait pas très longtemps”.

Bilatérales à scruter –

L’affrontement bilatéral entre la Chine et les Etats-Unis sera au coeur du sommet du G20 d’Osaka, tant cette question est porteuse de conséquences sur le reste des économies mondiales.

Mais autour de ce duel existent d’autres multiples points d’achoppement potentiels entre M. Trump et ses partenaires du groupe des 20: le durcissement des sanctions contre Téhéran qui irrite Moscou, les passes d’armes entre le président américain et l’Union européenne, ses critiques de la Banque centrale européenne, “l’ambition climatique” exigée notamment par la France, ou encore la question nord-coréenne.

En plus de l’entretien entre MM. Trump et Xi, une autre rencontre bilatérale sera scrutée à la loupe: celle entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine.

Donald Trump s’entretiendra également avec le prince héritier Mohammed ben Salmane d’Arabie saoudite, pays grand rival de l’Iran au Moyen-Orient.

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