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Le nouveau gouvernement grec de Kyriakos Mitsotakis dévoilé

Le nouveau gouvernement grec de Kyriakos Mitsotakis dévoilé
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Élu dimanche, investi premier ministre ce lundi, Kyriakos Mitsotakis passe la troisième, et annonce son gouvernement, avec une promesse : relancer l'économie.

Au poste des Finances, il nomme un économiste de 45 ans, Christos Staikouras, qui était ministre suppléant des Finances entre 2012 et 2015, au plus fort de la crise.

Il hérite d'une économie en lente croissance, d'un endettement dépassant 180% du PIB et de négociations ardues avec les créanciers de la Grèce pour alléger les objectifs fiscaux.

Adonis Georgiadis, ancien cadre d'extrême droite, sera lui en charge du portefeuille du développement et de l'investissement.

Les Affaires étrangères vont à Nikos Dendias, lui aussi ministre dans le précédent gouvernement, composé en majorité de membres de Nouvelle Démocratie. Il devra gérer le dossier des relations tumultueuses avec la Turquie.

Autre ministère stratégique pour un gouvernement qui promet de limiter l'immigration : celui de la politique migratoire, Et c'est l'ancien diplomate Giorgos Koumoutsakos qui en hérite.

Au final, 51 portefeuilles, dont seulement 5 sont occupés par des femmes. Et des postes stratégiques, comme ceux des finances ou des affaires étrangères, qui ont été confiés à d'anciens ministres, issus du gouvernement qui a précédé celui d'Alexis Tsipras, au pouvoir au plus fort de la crise.

"Nous avons respecté les promesses de base faites aux Grecs, contrairement à ceux qui usaient de tactiques de campagne par le passé", a déclaré Sophia Zacharaki, porte-parole de Nouvelle Démocratie.

"\_Nous allons réduire la taxe foncière, l'impôt sur les sociétés et nous avons calculé le coût que cela représente. Et pour cela, nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour doubler la croissance", a-t-elle ajouté._

Mais tout cela dépendra de la possibilité de renégocier ou non avec Bruxelles une baisse des niveaux d'excédents budgétaires, ce qui permettrait alors au gouvernement d'avoir les coudées franches.

Vote d'adhésion ?

Mais peut-on réellement parler d'un vote d'adhésion pour le parti Nouvelle Démocratie, qui était déjà au pouvoir avant Alexis Tsipras, pendant la crise ?

Pas vraiment, à en croire, Giannis Konstantinidis, analyste politique : "Le vote pour Nouvelle Démocratie semble avoir été davantage un vote sanction contre Syriza, pas vraiment un vote d'adhésion pour les libéraux-conservateurs. Il semble que Nouvelle Démocratie aura néanmoins un Etat de grâce, ce qui peut jouer en sa faveur."

Tout va démarrer très vite. Les nouveaux ministres seront officiellement investis mardi et le premier conseil des ministres aura lieu mercredi.