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Tensions à la frontière mexicaine alors que des migrants tentent de traverser

Le gouvernement mexicain tentait mardi de convaincre des centaines de migrants centro-américains en route vers les Etats-Unis de renoncer à traverser clandestinement sa frontière avec le Guatemala, leur promettant notamment des emplois.

Environ 500 migrants sont toujours massés sur les rives du fleuve Suchiate, qui marque la frontière entre les deux pays, a indiqué le ministre des Affaires étrangères mexicain, Marcelo Ebrard.

"Nous allons poursuivre le dialogue, nous allons continuer à faire des propositions (...) Il y a l'option de la demande d'asile, d'accepter des emplois qu'offre le Mexique, voilà quelle sera la position du Mexique", a déclaré le ministre en conférence de presse.

Les migrants, en majorité originaires du Honduras, souhaitent traverser le Mexique pour gagner les Etats-Unis et fuir la violence et la pauvreté qui sévissent dans leurs pays.

Interrogé sur la situation, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a indiqué que l'opération des forces de l'ordre à la frontière avec le Guatemala "cherchait à appliquer la loi sans violer les droits de l'homme".

Plusieurs centaines de migrants qui étaient parvenus à traverser le fleuve mardi, alors que des centaines d'autres étaient repoussés par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogène, ont été interceptés par la police sur la route menant à la ville de Tapachula (sud du Mexique).

Cent dix d'entre eux ont été renvoyés au Honduras où ils sont arrivés mardi, à l'aéroport de San Pedro Sula, à 180 km au nord de Tegucigalpa, d'où était partie la caravane, a annoncé le gouvernement hondurien dans un communiqué.

La caravane, qui compte 3500 migrants selon une estimation des autorités migratoires centro-américaines, a quitté le 14 janvier le nord du Honduras.

Lors d'une première caravane, en octobre 2018, plus de 2000 personnes s'étaient mises en marche vers le Nord dans l'espoir d'entrer aux États-Unis. Au moins trois autres caravanes, moins importantes, avaient suivi au cours du premier trimestre de 2019.

Le phénomène s'était ensuite arrêté en raison du déploiement de militaires aux frontières sud et nord du Mexique, sous la pression de Washington. Entre mai et septembre 2019, le Mexique a ainsi réduit de 56% le flux vers les États-Unis.

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