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Réforme des retraites : les opposants s'obstinent, le Conseil des ministres entérine

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Réforme des retraites : les opposants s'obstinent, le Conseil des ministres entérine
Tous droits réservés  AP Photo/Michel Euler
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Les opposants à la réforme des retraites se sont mobilisés ce vendredi, le jour de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres.

Ils ont nommé cette réforme des retraites "le casse du siècle". En ce 51ème jour de grève en France, les opposants au projet de loi se remobilisent pour une 7ème grande journée de manifestations.

La date n'a pas été choisie au hasard : les deux projets de loi qui constituent la réforme des retraites ont été présentés ce vendredi en Conseil des ministres.

"C'est la casse du siècle parce que Emmanuel Macron et ses amis tels que BlackRock, pour ne citer que lui, sont en train de se servir allègrement dans nos retraites**"**, explique ce manifestant habillé en rouge en référence à une série culte de Netflix, et avec un masque du président français.

Salariés du public ou du privé, étudiants... : ils sont tous venus dire non à un régime universel à points qui, selon eux, conduira à une baisse du niveau des pensions et ouvrira la voie à un système de capitalisation.

"Avec ce gouvernement, on part avec l'idée que tout ce qui est lié au régime public va disparaître parce qu'on veut privatiser toute la société dans les grandes lignes", explique cet enseignant dans le cortège parisien.

De son côté, le premier ministre Edouard Philippe a défendu dans une interview à La Croix un système "plus juste et plus solide".

"**Nous allons mieux protéger les femmes, notamment celles qui ont des carrières hachées, protéger la valeur des pensions en faisant évoluer la valeur du point en fonction des salaires et non pas de l’inflation comme c’est le cas aujourd’hui",** a-t-il expliqué.

"Retrait pur et simple"

Mais les manifestants sont loin d'être convaincus. Cela semble même être devenu un dialogue de sourds."Nous avons l'impression de ne pas être écouté et que le gouvernement ne prend pas en considération notre colère", confie cette étudiante.

"Ce qu'on demande c'est le retrait d'un projet dont les Français n'ont retenu une seule chose : le fait qu'on va devoir travailler au moins jusqu'à 64 ans, voire bien plus tard pour beaucoup", a déclaré Philippe Martinez, Secrétaire général de la CGT.

L'âge pivot de 64 ans, une mesure que le gouvernement voulait mettre en place pour inciter les Français à prendre leur retraite après 62 ans, pour assurer l'équilibre financier du système des retraites.

La mesure a été provisoirement retirée par le premier ministre, qui a toutefois fixé une condition : les partenaires sociaux devront trouver un moyen de maintenir la stabilité financière du système pour les prochaines années, lors de la conférence de financement qui doit débuter le 30 janvier.

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La veille, le 29 janvier, une 8ème journée de mobilisation est organisée pour mettre la pression sur le gouvernement, à l'appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, des organisations de jeunesse FIDL, MNL, UNL et du syndicat étudiant Unef.

Sans la CFDT et la CFE-CGC donc. Cette dernière ne signe pas le texte, et ce pour la première fois depuis le début de la mobilisation le 5 décembre.

Le début de l'examen du projet de loi en première lecture à l'Assemblée nationale est ensuite prévu pour le 17 février. Il y aura donc encore de nouvelles occasions de manifester, pour les opposants à la réforme des retraites.