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Les confinements offrent une bouffée d'air frais à la planète

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Les confinements offrent une bouffée d'air frais à la planète
Tous droits réservés  Mark J. Terrill/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont en passe de connaître leur plus forte baisse annuelle depuis la Seconde Guerre mondiale.

Début avril, au plus fort des confinements imposés pour enrayer la pandémie, une réduction de 17 % de la pollution mondiale au CO2 a été enregistrée.

Mais les experts avertissent, cette baisse spectaculaire n'est qu'"une goutte d'eau dans l'océan" et aura peu d'influence sur le réchauffement climatique.

Pour Glen Peters, du centre international de recherche climatique, "L'augmentation de la température d'environ 1 degré par rapport aux niveaux préindustriels est due aux émissions des 100 à 200 dernières années. Réduire les émissions sur un an, ne changera pas grand-chose à la température moyenne . Si nous voulons réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous devons les ramener à zéro."

Si la baisse a été aussi importante, c'est avant tout grâce à la réduction drastique du nombre de voitures en circulation sur la planète.

A mesure que les gens retournent au travail, le trafic se densifie à nouveau et les experts craignent que cela entraîne des émissions de CO2 encore plus élevées qu'avant la crise.

Si les gouvernements ne placent pas les questions environnementales au cœur des plans de relance, ils ne pourront pas éviter le réchauffement de 1,8 degré qu'ils tentent d'éviter.

L'étude a, par ailleurs, révélé que la Chine est responsable de la plus forte baisse des émissions, suivie par les États-Unis, l'Europe et l'Inde.