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Bataille politique sur les subventions européennes aux énergies fossiles

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Bataille politique sur les subventions européennes aux énergies fossiles
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Le Pacte vert européen est au centre d'intenses négociations. Les défenseurs de l'environnement estiment que l'ambition de ce plan est revue à la baisse.

A l'origine la Commission européenne souhaitait une sortie complète des énergies fossiles. Mais désormais le gaz naturel serait considéré comme un outil pour remplacer le charbon. Les ONG ne veulent pas voir cette énergie bénéficier des fonds du plan de relance de l'UE. Marcus Trilling du Climate Action Network souligne que la Commission "n'est pas encore en mesure de dire clairement : nous arrêtons les subventions européennes à destination des énergies fossiles". Ces investissement vont dessiner les infrastructures et l'économie à long terme. "Si j'investis maintenant dans le gaz, une énergie fossile, je bloque les émissions pour les décennies à venir", insiste Marcu Trilling.

Huit pays membres s'activent depuis plusieurs jours pour maintenir les subventions européennes dans des projets de gaz naturel. Ces capitales estiment qu'autrement elles ne pourront pas sortir du charbon dans les temps et qu’elles ne seront pas en mesure de remplir leurs engagements climatiques à court et moyen terme. "Passer directement de la fin du charbon à une indépendance aux énergies fossiles est impossible s'il n'y a pas une phase de transition. Et cette transition, à moins que d'autres technologies soient accessibles, c'est le gaz naturel", développe le parlementaire roumain Dragoș Tudorache. Pour cet élu libéral, investir dans le gaz n'est pas de l'argent perdu car ces infrastructures peuvent être transformées par la suite dans des projets dans l'hydrogène.

A contrario les eurodéputés écologistes soulignent que l'UE devrait employer ses fonds de relance uniquement pour des objectifs durables. Ce serait ensuite aux Etats membre de choisir de soutenir, à partir de leur budget national, les industries polluantes.

Le groupe demande d'ailleurs aux industriels de changer d'attitude. "Nous ne voulons pas que ces entreprises fassent faillite mais si elles ont besoin d'aide publique, la condition devrait être une transformation profonde de leur modèle économique. Pour l'industrie aérienne cela veut réduire la voilure", précise le co-président des Verts au Parlement européen, Philippe Lamberts.

Selon l’eurodéputé belge les Etats membres les plus sceptiques finiront par accepter ces conditionnalités climatiques. Mais en échange ils pourraient demander de garder leur position de receveur net dans le prochain budget à long terme de l'Union européenne.