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Le Monténégro face aux défis identitaires

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Manifestations au Monténégro
Manifestations au Monténégro   -   Tous droits réservés  Risto Bozovic/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Des élections législatives ont lieu ce dimanche au Monténégro. Un scrutin dominé essentiellement par les questions identitaires, près de quinze ans après l'indépendance de ce petit pays des Balkans de plus de 600 000 habitants.

Pro-occidentaux vs pro-serbes

Deux principaux camps se font face : d'un côté, celui du président Milo Djukanovic, pro-occidental, dont le Parti démocratique des socialistes (DPS) risque de perdre la majorité au Parlement. En face, une coalition de partis pro-serbes, favorable à un rapprochement avec la Serbie et la Russie.

Mais pour bon nombre d'électeurs, les préoccupations sont ailleurs :

Pour ce retraité, "ces élections sont l'occasion de se débarrasser du fardeau du pillage et de la criminalité. Tous les citoyens de ce pays ont envie d'aller voter", dit-il.

Pour cette femme, "un Monténégro fier et indépendant gagnera ce scrutin."

Une loi controversée sur la religion

Les élections interviennent après une loi controversée sur la religion qui autorise l'Etat à réquisitionner des centaines d'églises et de monastères gérés par la puissante Eglise orthodoxe serbe. Le texte a ravivé les tensions communautaires qui inquiètent le président monténégrin Milo Djukanovic :

"Aujourd'hui, nous devons tenir compte du fait que tous nos opposants n'ont pas abandonné leur objectif. Nous avons vu comment la loi sur la religion a été utilisée pour lancer une attaque contre le Monténégro qui a commencé l'année dernière, qui n'avait pas été observée à l'époque de Slobodan Milosevic."

Nous avons vu comment la loi sur la religion a été utilisée pour lancer une attaque contre le Monténégro
Milo Djukanovic
Président du Monténégro

Pandémie et crise économique

La loi sur la religion a entraîné d'importantes manifestations à l’initiative de l'Eglise orthodoxe pro-serbe et d'une coalition de partis d'opposition.

Des électeurs regrettent que la question religieuse ait souvent éclipsé d'autres enjeux de taille comme la pandémie et la crise économique, qui pousse de nombreux jeunes à quitter le pays.