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Sommet des pays du sud de l'Europe : quelle réponse européenne aux tensions en Méditerranée ?

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Sommet des pays du sud de l'Europe : quelle réponse européenne aux tensions en Méditerranée ?
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Un navire de prospection turc et sa flotille d'escorte militaire. L'image, qui date de la mi-août, illustre à elle seule toute la tension qui règne aujourd'hui en Méditerranée orientale entre Turquie et Grèce. Un dossier complexe et explosif qui devrait dominer le sommet présidé par Emmanuel Macron aujourd'hui en Corse.

Si la Turquie "ne revient pas à la raison et n'abandonne pas toute activité dans cette zone", les dirigeants européens devront prendre des sanctions significatives, déclare ce jeudi le Premier ministre grec.

Hamdi Firat Büyük, analyste politique : "Nous voyons cette crise évoluer depuis plus de dix ans et aujourd'hui nous voyons les deux pays défendre leurs revendications. L'accord turc avec la Libye pour le partage de la Méditerranée orientale a fait monter la tensions, comme plus tard l'accord de entre la Grèce et l'Egypte, donc nous voyons les deux pays pousser pour obtenir le maximum".

Les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne préparent une réponse commune. Et des sanctions sont sur la table.

Panagiotis Tsakonas, professeur de relations internationales, université d'Athènes : "Les éventuelles sanctions de l'UE contre la Turquie enverront sans aucun doute un message fort à la partie turque. Cependant, je pense qu'elles ne sont qu'une partie d'une stratégie plus globale que l'UE doit développer envers la Turquie. Cette stratégie devrait être une sorte de politique de la carotte et du bâton, une combinaison de l'approche allemande d'engagement envers la Turquie avec l'approche française de lutte contre l'agression turque".

La France a clairement affiché son soutien à la Grèce en déployant des navires de guerre et des avions de combats dans la région, une initiative vivement dénoncé par le président turc Recep Tayyip Erdogan, déjà très remonté contre Paris.

Mais les luttes de souveraineté en mer ne sont pas les seuls sujets sources de tensions. Les questions migratoires et la crise libyenne sont également au menu.

Et puis les 24 et 25 septembre la Turquie et ses relations houleuses avec l'Union feront l'objet d'un sommet à Bruxelles.