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Italie : Le gouvernement de Mario Draghi

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Italie : Le gouvernement de Mario Draghi
Tous droits réservés  Andrew Medichini/AP Photo
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Le nouveau Premier ministre italien Mario Draghi a dévoilé son équipe, une gouvernement d'union nationale qui allie technocrates et personnalités politiques.

En Italie, Mario Draghi prête serment ce samedi. A 73 ans, il a été choisi par le président pour être le nouveau Premier ministre.

Ancien patron de la Banque centrale européenne (BCE), il a déjà dévoilé son équipe, fruit d'un savant équilibre entre technocrates et responsables politiques.

Car, pour avoir les coudées franches, "Super Mario", comme on le surnomme, a dû s'assurer du soutien de nombreux partis au parlement, du centre gauche à l’extrême droite.

Au poste-clé de l'économie, il a nommé Daniele Franco, spécialiste des finances publiques, une personnalité assez consensuelle.

M. Franco, 67 ans, considéré comme l'un des meilleurs experts des finances publiques de la péninsule, a fait l'essentiel de sa carrière au sein de la Banque d'Italie, dont M. Draghi était gouverneur, jusqu'à en devenir le numéro deux début 2020.

Aux Affaires étrangères, Mario Draghi maintient Luigi Di Maio, un des responsables du puissant Mouvement populiste 5 étoiles. Ce parti détient actuellement le plus grand nombre de représentants au Parlement italien.

Pour obtenir le soutien de La Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini, Mario Draghi a proposé de prendre dans son équipe, Giancarlo Giorgetti, au poste de ministre de l'Industrie.

Par ailleurs, Mario Draghi a confirmé la technocrate Luciana Lamorgese au poste de ministre de l'Intérieur et Roberto Speranza, du petit parti de gauche LEU, à la Santé.

A noter également la création d'un "super-ministère" de la Transition écologique, qui sera dirigé par une personnalité scientifique, Roberto Cingolani.

Vote de confiance et chantiers à venir

Mario Draghi présentera dans les prochains jours aux Sénateurs puis aux députés, son programme de gouvernement. Le vote de confiance ne devrait être qu'une formalité.

Ensuite, il faudrait se mettre à l'ouvrage, avec notamment le chantier du redressement de l'économie, durement affectée par la crise liée au coronavirus. En 2020, le PIB italien a chuté de près de 9%.

Mais la priorité sera aussi et surtout de contenir l'épidémie, qui a fait près de 100 000 morts en Italie. D'après les spécialistes, l'urgence, c'est d'accélérer la campagne de vaccination.