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Un village normand résiste face à l'internet satellitaire mondial d'Elon Musk

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Le projet d'antenne expliqué à la mairie
Le projet d'antenne expliqué à la mairie   -   Tous droits réservés  AFP
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C'est un peu David contre Goliath. Saint-Senier-de-Beuvron, un petit village du nord de la France a choisi de résister face au projet mondial d'internet par satellite porté par Elon Musk. La commune a été choisie pour l'implantation d'une station relais mais la mairie entend s'y opposer par principe de précaution. La pression est montée d'un cran ce jeudi, avec l'autorisation donnée par les autorités françaises à SpaceX de lancer son réseau Starlink en France.

François Dufour, conseiller régional EELV : "C’est un projet qui éthiquement est inacceptable et un projet qui démocratiquement tel qu’ils nous le plantent là, est dangereux. Il est inutile, il ne servira qu’au business de la communication par la robotisation de notre société, par la rapidité d’internet. Mais aujourd’hui, ici, à Saint-Senier-de-Beuvron, nous avons internet ! Nous avons tous les moyens de communication__. Nous sommes sur les réseaux sociaux. Monsieur Musk doit savoir que cela existe déjà."

L'ANFR, l'Agence Nationale des Fréquences, a promis des études sur l'impact humain et environnemental de ces stations relais composées de dômes blancs de plusieurs mètres de haut et censés fournir un internet très haut débit à partir des satellites qu'Elon Musk est en train de mettre sur orbite (un millier au total).

Les nombreux éleveurs de Saint Senier craignent pour la santé et le rendement de leurs bêtes mais aussi simplement pour l'impact visuel sur leur campagne.

Jean-Marc Belloir, producteur de lait : "L’impact visuel, oui, je pense que cela va être assez fort quand même puisque apparemment il semblerait qu’ils montent des palissades de 2 mètres, 2,50 mètres tout autour du bâtiment et puis ces dômes, ces grands dômes, au niveau de la campagne ce n’est quand même pas terrible."

La mairie a donc pris le 7 décembre un arrêté d'opposition face à la déclaration préalable d'une société française, Sipartech, qui ne serait en fait intéressée que par l'installation d'un local technique. SpaceX en revanche, compte toujours sur cet terrain de 3 hectares pour installer son antenne-relais dernière génération.