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Katalin Karikó, la chercheuse hongroise derrière la technologie de l'ARN messager

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La chercheuse Katalin Karikó, à l'origine de la technologie ARN messagers
La chercheuse Katalin Karikó, à l'origine de la technologie ARN messagers   -   Tous droits réservés  Euronews
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C'est elle qui est à l'origine de la technologie des ARN messagers, utilisée dans les vaccins contre le Covid-19 de Pfizer-BioNtech et Moderna. La biochimiste Katalin Karikó a reçu le titre de citoyenne d'honneur de la ville de Szeged, en Hongrie, où elle était étudiante.

Née à Szolnok, en 1955, Katalin Karikó a fui la Hongrie dans les années 1980, car les moyens étaient trop limités dans les laboratoires de l'ex-URSS. En 1985, elle obtient un poste à Temple University, à Philadelphie. Même si le transfert de devises est interdit à l'époque en Union soviétique, elle vend la voiture familiale et réussi à quitter de son pays avec son mari et sa fille. "C’était un aller simple. Nous ne connaissions personne", racontait-elle dans une interview donnée à Business Insider.

Aux Etats-Unis, elle a dû se battre pendant de longues années pour faire reconnaître ses recherches. En 1997, elle rencontre l’immunologiste Drew Weissman, avec lequel elle perfectionne sa technologie de l'ARN messager. Aujourd'hui, le duo est pressenti pour le prix Nobel, et la chercheuse hongroise occupe un poste élevé au sein du laboratoire allemand BioNTech.

Un parcours hors du commun, qui a donc démarré au Centre de recherches biologiques de l’université de Szeged, où elle a obtenu son doctorat. La chercheuse se souvient de ses cours comme si c'était hier : "Je me souviens que j'étais très effrayée par les cours de chimie organique. Notre professeur, Gábor Bernáth, nous enseignait tous les composés hétérocycliques - il fallait mémoriser tous les noms spéciaux. Finalement, j'ai choisi le plus simple : les polyamines. Il n'y avait rien d'hétérocyclique", s'amuse la biochimiste au micro d'Euronews.

Dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19, Katalin Karikó a désormais le sentiment d'avoir fait tout ce qu'elle pouvait. Dès le mois prochain, elle reprendra ses projets antérieurs, comme la recherche d'un vaccin contre le cancer.

"Je pense que pour le moment, tester les nouveaux variants et, si nécessaire, fabriquer un nouveau vaccin contre le Covid-19, tout cela peut être fait par mes collègues. Moi, je veux me concentrer sur la fabrication d'ARN qui codent pour des protéines thérapeutiques qui pourraient aider à guérir les blessures, à cicatriser les os, ou qui aideraient à guérir les patients atteints de cancer", explique-t-elle.