DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Turquie et Russie au menu du sommet de l’UE

Access to the comments Discussion
Par Efi Koutsokosta
euronews_icons_loading
Turquie et Russie au menu du sommet de l’UE
Tous droits réservés  OLIVIER HOSLET/AFP
Taille du texte Aa Aa

C'est un sommet aux forts accents internationaux qui s'ouvre ce jeudi à Bruxelles. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne devraient confirmer leur aide financière à la Turquie dans le cadre de l'accord migratoire conclu en 2016 avec Ankara.

Le pays accueille actuellement 3 millions de réfugiés. Pour la chancelière allemande cet effort nécessite un soutien. Mais cette conclusion n'est pas garantie, selon le chercheur au Carnegie Europe Marc Pierini. L’ancien ambassadeur de l’UE en Turquie estime qu’il ne faut pas non plus s’attendre à des progrès sur le dossier de la modernisation de l'union douanière souhaitée par la Turquie. "Les autorités turques ont dit ces derniers jours par exemple que l'union douanière devait débuter sans condition préalable. Or côté européen il y a une condition sur l'Etat de droit, l__es commerçants, les investisseurs ou les banquiers veulent une concurrence juste", explique-t-il.

Lors du dîner les 27 poursuivront leurs discussions géopolitiques mais cette fois à propos de la Russie. Ces dernières années la Turquie s'est rangée à plusieurs reprises du côté de Moscou. Ankara a opté par exemple pour un système de défense antimissile russe.

Ce revirement est lourd de conséquences pour l’Otan. Les Alliés doivent revoir leurs dispositifs de sécurité en Méditerranée orientale et en Mer Noire. "On voit de nouvelles forces aériennes américaines en Roumanie, des forces aériennes et navales américaines en Grèce, des ventes d'armes américaines et françaises. Il y a un changement et c’est une réponse directe à l'attitude russe", souligne Marc Pierini.

Lors de ce sommet les 27 voudront aussi annoncer des nouvelles plus encourageantes. Ils devraient se réjouir par exemple des facilités pour se déplacer dans l'UE et ce malgré les inquiétudes liées à la progression de nouveaux variants du covid-19.

Journaliste • Grégoire Lory