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Retour à la centrale nucléaire de Fessenheim, un an après sa fermeture

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Archives : la centrale nucléaire de Fessenheim (est de la France), le 21/02/2020
Archives : la centrale nucléaire de Fessenheim (est de la France), le 21/02/2020   -   Tous droits réservés  Jean-François Badias/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Les préparatifs du démantèlement de la centrale nucléaire se poursuivent, un an après la mise à l'arrêt du réacteur N°2 de l'usine.

En France, il y a un tout juste un an, le 30 juin 2020, le réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim (Alsace) était mis à l'arrêt.

Cela marquait la fin de plus de 40 ans de production d'électricité. Cela marquait aussi le début d'un long processus qui mènera jusqu'au démantèlement de ce site nucléaire.

Un an plus tard, où en est-on justement, dans ce processus ?

Les techniciens de la centrale s'emploient à retirer ces barres de 4 mètres de long. Elles renferment les pastilles d'uranium enrichi, autrement dit, le combustible. Et il faut les placer délicatement dans un conteneur spécial, très hermétique qui sera ensuite acheminé par wagon jusqu'à l'usine de retraitement de la Hague, dans la Manche.

Recyclage des pièces, accompagnement des salariés

Parallèlement au retrait du combustible nucléaire, il y a le chantier du démontage des installations non-nucléaires.

En fonction de leur état, ces pièces sont soit envoyées vers d'autres centrales d'EDF, soit recyclées.

La mise à l'arrêt du site entraîne aussi un accompagnement particulier des employés de la centrale.

Elvire Charre est la directrice de la centrale. Elle explique que « la moitié des salariés choisissent de rejoindre le parc nucléaire en exploitation, quelque part en France, un quart d'entre eux choisit de rejoindre une entité du groupe EDF en région, donc plutôt en Alsace, et puis le dernier quart, de partir en inactivité. »

Le démantèlement de cette centrale devrait s'étaler sur une vingtaine d'années. Si le calendrier est respecté, le bâtiment abritant le réacteur ne sera pas démonté avant 2035.

Enfin, le coût des travaux : il a été fixé à plus de 350 millions d'euros.