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Gros suspense pré-électoral à un mois des législatives allemandes

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Photo d'archives : intérieur du Bundestag, le parlement allemand à Berlin, le 09/06/2021.
Photo d'archives : intérieur du Bundestag, le parlement allemand à Berlin, le 09/06/2021.   -   Tous droits réservés  Markus Schreiber/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
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En Allemagne, à un mois des législatives, aucun parti ne se creuse l'écart. Et c'est plus que jamais l'incertitude pour savoir qui succédera à Angela Merkel à la chancellerie.

En Allemagne, les élections législatives auront lieu le 26 septembre. Et à tout juste un mois du scrutin, bien malin celui qui peut dire avec certitude qui remportera le vote et succédera à Angela Merkel à la chancellerie.

Aucun parti ne se dégage clairement dans les sondages.

Les Verts emmenés par Annalena Baerbock pataugent.

Le chef des conservateurs, Armin Laschet, est contesté jusque dans son propre camp.

Et ce sont finalement les Sociaux-démocrates conduits par Olaf Scholz qui pourraient créer la surprise, alors qu'ils étaient au plus mal il y a encore quelques mois.

« Ils se valent tous dans la médiocrité »

Dans les rues des grandes villes, les personnes interrogées partagent leurs incertitudes.

« Je vais être honnête, dit Maria, Allemande de Ravensburg, je sais pas pour qui voter. Je ne vois aucun des candidats actuels capable de sortir ce pays du pétrin. »

« Ils se valent tous dans la médiocrité, ajoute un habitant de Francfort. Et c'est la première fois depuis 30 ans que je ne sais pas pour qui voter. »

Un sondage réalisé ce mardi est venu confirmée cette incertitude. Il donne le parti social démocrate SPD très légèrement en tête des intentions de vote devant la CDU/CSU. Du jamais vu depuis 2006 !

Il semble que la formation de centre-gauche profite des doutes inspirés par le candidat conservateur Armin Laschet et des erreurs commises par la chef de file des Verts.

Selon ce sondage, les écologistes seraient en troisième position, alors qu'au printemps, certains les voyaient vainqueurs du scrutin.

Comment s'explique cette versatilité, peu habituelle en Allemagne ? Gregor Zons est politologue, professeur à l'Université Heinrich Heine University de Düsseldorf

Pour lui, l'une des explications provient du fait que - pour la première fois - "on est dans la situation où le chancelier sortant ne se représente pas, et cela signifie que nous aurons forcément une nouvelle personne à ce poste."

Le suspense autour de ces élections augure d'intenses négociations entre les différentes formations afin de constituer une coalition.

Lors des précédentes législatives en 2017, ces tractations avaient duré plusieurs mois.