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Algérie - Maroc : rupture diplomatique consommée, avions marocains interdits

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Par euronews
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Aéroport de Casablanca, Maroc, archives, juillet 2021
Aéroport de Casablanca, Maroc, archives, juillet 2021   -   Tous droits réservés  Abdeljalil Bounhar/Abdeljalil Bounhar

L'Algérie a interdit son espace aérien à tous les avions marocains. Une nouvelle poussée de colère d'Alger moins d'un mois après la rupture unilatérale de toute relation diplomatique avec le Maroc.

Le pays a décidé la fermeture "immédiate" de son espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains, ainsi qu’aux appareils immatriculés au Maroc. Raisons avancées : "des provocations et pratiques hostiles du côté marocain", mais le gouvernement algérien n'a pas apporté plus de précisions.

Dans l'immédiat, cette décision affectera les appareils marocains dont les trajets survolent le territoire algérien. Et c'est tout. Car depuis un an et demi, les frontières aériennes de l'Algérie sont pratiquement fermées en raison de la crise sanitaire. Elles n’ont rouvert que le 1er juin dernier vers sept pays seulement. Et le Maroc ne faisait pas partie des élus.

Depuis mars 2020, les Algériens se rendent donc au Maroc en transitant par la Tunisie.

Les relations entre l’Algérie et son voisin se sont dégradées surtout en raison l'épineux dossier du Sahara occidental, un vaste territoire désertique dont près de 80% est sous contrôle du Maroc.

La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole, considérée comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie. Rabat propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté alors que le Polisario réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU.

La récente normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël avait également avivé les tensions avec l’Algérie, soutien de la cause palestinienne.

Alger a accusé en outre le Maroc et Israël de soutenir le MAK (Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie), une organisation indépendantiste, ainsi que l'organisation islamo-conservatrice Rachad, deux mouvements classés comme "terroristes" par l'Algérie et qui sont basés à l'étranger.

Sources additionnelles • AP, AFP