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2021 au Moyen-Orient : violences, crises et espoirs de paix

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Par Manuela Scarpellini
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Review 2021
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Le Proche-Orient s'est de nouveau embrasé en 2021. En mai, les menaces d'expulsion de familles palestiniennes à Jérusalem-Est au profit de colons israéliens inaugurent onze jours de violences dont des affrontements répétés sur l'Esplanade des mosquées.

11 jours d'affrontements entre Palestiniens et Israéliens

Après l'évacuation par la police israélienne des fidèles de la mosquée al-Aqsa, le Hamas lance des roquettes sur Israël qui répond par des frappes aériennes sur Gaza.

Au cours de cette crise, plus de 232 Palestiniens sont tués tandis que du côté israélien, on dénombre au moins 12 morts.

Grâce à une médiation égyptienne, un fragile cessez-le-feu entre en vigueur le 21 mai après avoir été approuvé par le gouvernement Netanyahou, le Hamas et le Jihad islamique affirmant qu'il sera respecté. Les deux camps célèbrent alors chacun ce qu'ils voient comme leur "victoire".

Cette instabilité est alimentée par l'isolement des Palestiniens suite aux accords d'Abraham signés en 2020 à Washington qui ont ouvert la voie à une normalisation des relations entre Israël et quatre pays arabes.

Le Liban s'enfonce toujours plus dans la crise

Le 14 octobre, à Beyrouth, en marge d'un rassemblement du mouvement Amal et du Hezbollah contre l'enquête sur l'explosion du port de la capitale libanaise l'an dernier qui a fait 215 morts et 6500 blessés, des tireurs non identifiés tuent 6 personnes. L'armée déploie des troupes. Ces scènes ravivent alors les souvenirs de la guerre civile de 1975-1990.

Les deux mouvements critiquent directement Tarek Bitar : le juge en charge des investigations sur le drame du port dérange les responsables politiques qui refusent d'être mis face à leurs responsabilités. Le Hezbollah, de son côté, soupçonné d'avoir un lien avec la présence d'explosifs dans le port, réclame l'éviction du juge.

Ces tensions augmentent la pression sur le gouvernement de Najib Mikati nommé après treize mois d'impasse politique. Il doit gérer les répercussions de l'explosion qui a causé des dommages de près de quatre milliards d'euros et bloqué toute activité, 90 % des importations libanaises passant par le port de Beyrouth, mais aussi un effondrement économique marqué par une hausse de la pauvreté et une inflation galopante, sans compter le contexte de corruption et de pandémie.

Le pape François en visite en Irak

En mars, la première visite d'un Pape en Irak apporte de l'espoir aux Chrétiens dans la région.

Le pape François rencontre à Najaf, l'Ayatollah Ali al-Sistani, la plus haute autorité religieuse chiite du pays. Cette entrevue historique est destinée à améliorer les relations entre les deux communautés et à renforcer la sécurité des Chrétiens d'Irak.

Aujourd'hui, après des années de conflit et de terreur imposée par l'État islamique, ils ne sont plus que 300.000 dans le pays contre 1,5 million avant l'invasion américaine de 2003.

Avant de quitter le pays, à Erbil au Kurdistan irakien, le pape appelle à instaurer ce dont cette région du monde a le plus besoin : la paix.