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En Russie, de nombreux nostalgiques de l'URSS, 30 ans après sa chute

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Par Euronews
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En Russie, de nombreux nostalgiques de l'URSS, 30 ans après sa chute
Tous droits réservés  Alexander Zemlianichenko/AP Photo

Vladimir Krilov n'était âgé que de un an quand l'Union soviétique s'est effondré, il y a tout juste 30 ans.

Comme étudiant, il s'est intéressé à l'idéologie communiste et a décidé d'intégrer le parti.

Pour lui, la chute de l'URSS est une grande perte : "Un État stable, qui fonctionnait bien, s'est effondré. C'était un très grand pays avec un énorme potentiel, de vastes ressources. C'est une très grande perte."

"Un État stable, qui fonctionnait bien, s'est effondré."

Dans les rues de Moscou, de nombreux Russes, qui ont grandi durant l'époque de l'URSS, expriment une certaine nostalgie et se souviennent de ce mois de décembre 1991 quand l'Union des Républiques socialistes soviétiques s'est disloquée. Certains ressentent toujours une certaine nostalgie :

"Bien sûr, c'était mieux en Union soviétique", dit une femme.

"Toute mon enfance s'est déroulée en Union soviétique. J'ai plein de souvenirs en tête."

63% des Russes sont nostalgiques de l'URSS (sondage)

Les Russes nostalgiques de l'URSS constituent-ils une minorité ? Selon un récent sondage du centre Levada, la majorité d'entre eux, 63%, regrettent l'effondrement de l'Union soviétique.

"Les gens ont tendance à idéaliser le passé. Ils oublient le déficit, la pauvreté, la répression, à l'époque de l'URSS. Ils expriment davantage un sentiment de mécontentement par rapport à la situation actuelle", souligne Lev Gudkov, directeur du Centre Levada.

"Les gens ont tendance à idéaliser le passé. Ils oublient le déficit, la pauvreté, la répression, à l'époque de l'URSS."
Lev Gudkov
Directeur du Centre Levada

Selon les experts, la nostalgie de l'Union soviétique s'explique par le sentiment de ne plus appartenir à une grande puissance et à un système économique unifié.

"Toute la politique du pays aujourd'hui vise à glorifier le passé, le passé de l'Union soviétique, dans lequel nous étions forts, puissants, nous étions sur un pied d'égalité avec les autres grandes puissances, et nous pouvions dicter notre position. Ce message est diffusé par les médias qui dominent dans notre pays", indique Vyacheslav Bakhmin, co-président du groupe Helsinki de Moscou.

Galina Polonskaya, correspondante d'euronews à Moscou :"Plusieurs anciennes Républiques de l'URSS se sont radicalement éloignées du modèle soviétique, les symboles de ce passé étant interdits. Ce n'est pas le cas en Russie où les autorités affirment que l'ère soviétique fait partie de l'histoire de la Russie et qu'elle ne doit pas être effacée."