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Ukraine : 5 Européens risquent la peine de mort, accusés par les pro-Russes d'être des mercenaires

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Par Klervi Dalibot  avec AFP
De g. à dr. : les Britanniques Andrew Hill, Dylan Healy et John Harding derrière les barreaux dans une salle d'audience à Donetsk, à l'est de l'Ukraine, le 15/08/2022
De g. à dr. : les Britanniques Andrew Hill, Dylan Healy et John Harding derrière les barreaux dans une salle d'audience à Donetsk, à l'est de l'Ukraine, le 15/08/2022   -   Tous droits réservés  AP/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved   -  

Prisonniers de guerre risquant la peine de mort, division au sein de l'Union européenne sur la question des visas touristiques russes, nouvelles initiatives pour lever des fonds pour l'Ukraine : après six mois de conflit, un point sur la situation en Ukraine.

Dans le Donbass, on risque la mort jusque devant les tribunaux.

Le procès de cinq Européens capturés dans l’est de l'Ukraine a débuté lundi, face à la "Cour suprême" – autoproclamée – de la région séparatiste pro-russe de Donetsk. Ces "mercenaires" risquent la peine de mort

Originaires de Suède, Croatie et du Royaume-Uni, les cinq hommes sont accusés d’être des mercenaires et d’avoir combattu pour l’armée ukrainienne. S'ils sont reconnus coupables, ils risquent la peine de mort.

Un moratoire sur la peine de mort est en vigueur en Russie depuis 1997, mais ce n'est pas le cas dans les deux territoires séparatistes de l'Est ukrainien.

Les autorités pro-russes leur refusent le statut de prisonnier de guerre, les privant de la protection des conventions de Genève.

En ce premier jour d'audience, les cinq accusés ont plaidé "non coupable". Le tribunal a par la suite reporté le procès, indiquant qu'il ne reprendrait qu'en octobre, sans donner d'explications sur les raisons de ce délai. 

En juin, deux Britanniques et un Marocain, faits prisonniers eux aussi en Ukraine par les forces pro-russes, ont été condamnés à mort pour le même chef d'accusation. Ils ont fait appel de cette décision.

Interdiction des visas touristiques russes en Union Européenne ?

Sur un autre front, l’Union européenne (UE) apparaît divisée sur la question du tourisme russe.

Si l'espace aérien de l'UE est fermé aux vols russes depuis le début du conflit, les touristes peuvent toujours se rendre en Europe par voie terrestre et se déplacer ensuite à l'intérieur de l'espace Schengen.

L’Ukraine, soutenue par la Finlande et les pays baltes, a appelé les pays de l’Union à ne plus délivrer de visas touristiques aux citoyens russes.

La question sera discutée fin août à Bruxelles, mais pour l’instant, les avis divergent.

Lors d'une réunion avec les dirigeants de pays nordiques à Oslo lundi, le chancelier allemand Olaf Scholz s'est prononcé contre les restrictions de visa à l'encontre des citoyens russes ordinaires, qui peuvent être opposés à la "guerre de Poutine".

Sanna Marin, Première ministre finlandaise, a réaffirmé quant à elle, son souhait de restreindre au plus tôt l'accès à l'espace Schengen aux touristes russes.

Les russes ordinaires n'ont pas déclenché la guerre, mais ils la soutiennent. Ce n'est pas juste que des citoyens russes puissent voyager, entrer en Europe, se déplacer dans l'espace Schengen et faire du tourisme alors que la Russie tue des gens en Ukraine. On ne peut pas l'accepter
Sanna Marin
Première ministre finlandaise

Délégation de stars en Ukraine

En Ukraine, le président Volodymyr Zelensky a accueilli l'acteur américain Liev Schreiber et l'ancien footballeur Andriy Shevchenko

Il avait déjà reçu la visite de Ben Stiller, Sean Penn, Angelina Jolie ou plus récemment Jessica Chastain, pour alerter l'opinion publique sur la situation de son pays. 

L'acteur américain et l'ancien attaquant ukrainien sont des ambassadeurs du site United24, lancé en mai à l'initiative du dirigeant ukrainien. Cette plateforme permet de collecter des dons à l’international pour soutenir le pays. A date, elle a levé près de 170 millions de dollars.