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Dans les coulisses de l'Orchestre Philharmonique de Vienne

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Dans les coulisses de l'Orchestre Philharmonique de Vienne

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C’est l’une des plus prestigieuses formations classiques de la planète : l’Orchestre Philharmonique de Vienne. Son concert du Nouvel An est retransmis dans le monde entier.

Répertoire de prédilection de l’Orchestre pour l’occasion : les oeuvres de la famille Strauss, comme le souligne le président du Philharmonique, également premier violon. “C’est une musique très viennoise, une manière viennoise d’exprimer, d’expliquer la vie, assure Clemens Hellsberg. Notre orchestre est intimement lié à ce genre de musique car la plupart d’entre nous a grandi avec. Ce qui nous intéresse, poursuit-il, c’est de délivrer un concert et une musique qui sont très populaires. En même temps, cette musique est aussi la plus exigeante d’un point de vue artistique. Il faut être à la hauteur des pièces de la dynastie Strauss qui sont de véritables chef-d’oeuvres.”

L’Orchestre Philharmonique cultive la liberté. Il n’a pas de chef attitré. Depuis sa création en 1842, ce sont les musiciens eux-même qui gèrent l’ensemble et qui choisissent celui qu’ils suivront à la baguette. Le Français Georges Prêtre a eu la chance de diriger le concert du Nouvel an pour la deuxième fois.

Au sein de l’Orchestre, quelques interprètes viennent d’horizons lointains comme le premier alto Tobias Lea, originaire d’Australie. Il a du adapter son jeu. “La façon dont je joue aujourd’hui est vraiment viennoise, affirme-t-il. Ce qui reste de mes origines australiennes, c’est la liberté qui me vient du fait que j’ai grandi au soleil, sur la plage et que je passais neuf mois de l’année pieds nus”, s’amuse-t-il.

Depuis des siècles, l’histoire de Vienne est marquée par la musique. Clemens Hellsberg souligne qu’“elle a toujours eu une importance particulière pour la famille Habsbourg, comme pour les Viennois.”

“Quand je me promène en ville, confie-t-il, je me dis que Mozart est passé par là ou que Beethoven a contemplé ce palais lors de sa construction, que Haydn a fréquenté ces lieux, Brahms également.”

Et il conclut en lançant un appel : “La politique et l‘économie régissent tout. Je suis persuadé que le monde se porterait mieux si l’on écoutait davantage le message que nous délivrent les arts.”