DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Exploitation des enfants : l'école comme issue de secours

Vous lisez:

Exploitation des enfants : l'école comme issue de secours

Taille du texte Aa Aa

La lutte contre l’exploitation des enfants reste l’un des plus grands défis des pays industrialisés comme de ceux en développement. On estime que 200 millions d’enfants sont mis au travail à travers le monde, dans des conditions dangereuses pour la plupart. Au-delà de l’exploitation, les enfants se retrouvent privés de leur droit fondamental à l‘éducation.

Mali : tout ce qui brille

Dans les mines d’or de Kéniéba, au Mali, les enfants font partie intégrante de la force de travail. Ils lavent le précieux métal comme l’ont fait des générations avant eux. Mais grâce au projet “TACKLE” – pour “combattre” – ils peuvent aujourd’hui apprendre à lire et à écrire, et aspirer à un autre avenir.

L‘éducation est un des droits fondamentaux de l’enfant au Mali. Le projet TACKLE est mis en oeuvre par le Bureau International du Travail en collaboration avec une ONG. Il est financé par l’Union européenne à hauteur de plus de 118.000 euros. Son motto : l‘éducation comme arme pour lutter contre l’exploitation des enfants. Son action se concentre sur quatre villages du cercle de Kéniéba.

Les 5-17 ans représentent 34% de la population au Mali. Trois millions d’entre eux travaillent. C’est un cinquième de la population.

Uruguay : quitter la décharge

Elle est réputée comme la ville la plus sûre d’Amérique latine. Nous sommes à Montevideo, la riche capitale de l’Uruguay. Mais derrière la façade, se cache un autre visage : à pieds ou à cheval, les “carritos”, ces enfants sans le sou, survivent grâce au recyclage des déchets.

C’est le cas de Nicolas, 12 ans. Il travaille ainsi avec sa famille depuis l‘âge de 7 ans, à revendre les matériaux récupérés sur les bords de route.

Ce que vit Nicolas, c’est ce qu’a vécu Ana, 17 ans.

Aujourd’hui, elle poursuit des études étudie grâce à l’ONG Gurises Unidos, qui a passé un accord avec sa famille. Chacun des membres de la famille s’engage sur une série d’objectifs comme par exemple ne plus faire travailler les enfants, les envoyer à l‘école, suivre une formation pour adultes parrainée par notre ONG. On leur offre ainsi, en contrepartie, une aide psycho-sociale et une bourse d‘étude.

www.extranoticias.cl/uruguay-busca-convertir-a-hurgadores-de-basura-en-guias-turisticos/

www.sociedaduruguaya.org/2008/12/caos-vehicular-en-montevideo-por-marcha-de-hurgadores.html

Chine : jouer à travailler

En Chine, un camp de vacances propose aux enfants de goûter à la vie active. Un jeu de rôles qui consiste à les immerger complètement dans le monde adulte, sans être épaulés par leurs parents. Cette expérience positive et enrichissante leur donne des outils pour l’avenir.

A la Kid Tree school, c’est son nom, les enfants ne travaillent pas par obligation, mais parce qu’ils le veulent. Cette expérience éducative les prépare à la vie active. Un voyage vers le futur de trois jours et deux nuits.

Aiguillés par des superviseurs, c’est à eux de trouver la meilleure façon de gagner leur vie. La première étape consiste à souscrire un prêt à la banque. Avec cet argent, ils peuvent payer leur premier repas et acheter une tente qui devient leur propre logement, obtenir une assurance santé et mettre un peu de côté.

Les enfants passent d’un métier à un autre – une façon de tester leurs goûts et leurs aspirations.

La plupart des enfants arrivent avec une idée très claire du métier de rêve, mais une fois qu’ils commencent à l’exercer, leur perception évolue et ils se découvrent souvent des talents cachés.

Jouer à travailler, le privilège de tous les enfants du monde – c’est l’idéal poursuivi par les Nations unies.

www.ilo.org/global/meetings-and-events/events/world-day-against-child-labour/2011/lang—en/index.htm

www.uruguayinforme.com/news/03022006/03022006_javier_garcia.htm

www.elpais.com.uy/100114/pnacio-465411/nacional/candidatos-a-imm-no-quieren-mas-carritos