Skip to main content

| Partager cet article
|

L‘éducation est touchée de plein fouet par la crise économique. On le voit partout dans le monde à travers la réduction des dépenses publiques qui n‘épargnent pas les écoles, lycées et universités.

Inquiets, les étudiants manifestent dans les rues et les gouvernements tentent, coûte que coûte, de préserver ce droit fondamental qu’est l’accès à l‘éducation.

La faillite de l‘école publique grecque

En Grèce, où l’endettement fait rage, tout le monde connaît le mot austérité, y compris les écoliers. Dans ce climat de crise, certains élèves prennent des cours particuliers pour combler les manquements de l’enseignement public. Mais ils mettent encore plus de pression financière sur les épaules de leurs parents.

Résultat, l’incertitude demeure dans tous les secteurs de l’éducation. D’un côté, l’accès aux écoles privées devient de plus en plus difficile; de l’autre, les établissements publics manquent cruellement de moyens. Dans ce contexte, beaucoup d‘étudiants grecs penser à quitter leur pays.

Le combat des étudiants chiliens pour la gratuité

Au Chili, l’accès à un enseignement de qualité est difficile et coûteux, en particulier car le système public n’est pas entièrement gratuit. Ces dernières semaines, les étudiants ont manifesté dans les rues pour demander la gratuité totale de l‘éducation. Ils se disent prêts à continuer le combat tant que le gouvernement n’aura pas répondu à leurs revendications.

Théoriquement, les écoles sont gratuites au Chili. Mais depuis près de 20 ans, les parents d‘élèves doivent verser une contribution qu’ils ont souvent du mal assumer financièrement.

“A l’avenir, les universités vont devenir des multinationales”

La crise économique est peut-être le plus grand défi auquel les éducateurs aient eu à faire face.

Quel peut être, à long terme, l’impact des mesures d’austérité sur le monde de l‘éducation? Nous avons posé la question au Professeur Ellen Hazelkorn, responsable de l’unité de recherche de l’enseignement supérieur à l’Institut de technologie de Dublin.

Euronews : Quels sont les effets de la crise économique sur l‘éducation, en particulier sur l’enseignement supérieur?

Ellen Hazelkorn : C’est un enjeu majeur qui se perd malheureusement souvent au milieu de tous les autres enjeux de la crise économique. On voit un certain nombre de gouvernements restructurer leurs systèmes d’enseignement supérieur afin de répondre à la concurrence. Les universités de renommée mondiale sont désormais considérées comme des modèles de réussite.

J’ajouterais, par ailleurs, que les universités ont besoin de se restructurer, de se remodeler. Elle doivent fixer leurs priorités, leurs besoins de financement. Il faut changer les programmes. Le choix des matières est en baisse or cela a un impact sur les étudiants et sur la qualité de l’enseignement.

Euronews : La crise économique va-t-elle entraîner des bouleversements majeurs dans le monde de l‘éducation?

Ellen Hazelkorn : Oui je le pense. On est en train d’assister à d’importants changements dans l’enseignement supérieur. Certains de ces changements ont lieu à l‘échelle mondiale d’autres à l‘échelle nationale. Le nombre d‘étudiants dans le monde avoisine aujourd’hui les 200 millions. Le demande est de plus en plus importante et donc la pression sur l’enseignement de plus en plus forte.

A l’avenir, on va voir des universités devenir des multinationales sur le modèle de celles qui existent déjè aux Etats-Unis avec des campus éparpillés un peu partout dans le monde, y compris au Moyen-orient. Les gouvermements sont en train de se demander où ils vont investir leur agrent. Il y a dans certains pays une poussée vers l’excellence; c’est le cas en Chine, en Inde, en Malaisie, en Allemagne ou en France. Le risque c’est de voir se creuser l‘écart entre deux modèles d‘éducation.

Copyright © 2014 euronews

Plus d'actualités sur :
| Partager cet article
|

Identifiez-vous
Merci d’entrer vos identifiants de connexion

ou Rejoignez la communauté euronews

Avez-vous oublié votre mot de passe ?