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La crise et le "printemps arabe" changent la donne touristique


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La crise et le "printemps arabe" changent la donne touristique

Reconquérir le coeur des touristes étrangers et rassurer, c’est la mission que se sont fixée de nombreux pays de la Méditerranée lors du salon du tourisme de Berlin. Le “printemps arabe” a assombri l‘été touristique dans la région, la Tunisie a perdu par exemple 30% de ses visiteurs en 2011, la Jordanie un million de touristes, et l’Egypte son image d’eldorado : de quoi faire, au contraire, les affaires du Maroc ou de Dubaï, qui ont surfé sur leur stabilité pour attirer les vacanciers.

Abdullah bin Suwaidan est le directeur adjoint du département du Tourisme de Dubaï :

“Ces 10 dernières années,Dubaï a été choisie par de nombreux voyageurs du monde, car Dubaï est devenue une marque, une destination durable, sûre et sécurisée. Nous avons eu neuf millions de visiteurs en 2011, un chiffre en augmentation de 10% par rapport à l’année précédente. Je pense que nous allons dans la bonne direction en faisant la promotion de Dubaï comme destination qui attire tous types de publics”.

“Avec 4500 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et 250 millions d’emplois dans le monde, le tourisme est l’un des plus importants secteurs d’activités, devant l’industrie automobile. Les changements provoqués par la crise sont donc très sérieusement pris en compte ici par tous les agents du secteur”, explique Giovanni Magi, correspondant d’euronews, depuis le salon du tourisme de Berlin.

Des mutations économiques et politiques qui ont donc rebattu les cartes et forcé les leaders du secteur à diversifier leurs offres. Une nouvelle donne qui favorise aussi l‘émergence de destinations plus confidentielles.
L’Albanie et le Mexique font ainsi leur entrée à la table des grands, dans le marché international du tourisme.

Arber Uka du ministère du Tourisme en Albanie :
“Ces dernières années, nous avons enregistré une croissance constante du nombre de touristes, nous ciblons en particulier les touristes qui sont à la recherche d’une expérience originale, avant tout. C’est certain que la nature et la mer attirent toujours énormément mais il y a aussi des touristes avides de destinations nouvelles, et qui sont à la recherche d’endroits nouveaux et de choses qui n’ont pas encore été vues”.

Javier Aranda Pedrero est le directeur régional pour l’Europe auprès du Conseil de Promotion touristique du Mexique :
“Le Mexique a entrepris depuis l’année dernière, sur les indications du président de la République Felipe Calderon, de mieux intégrer toutes ses ressources. Un accord national sur le tourisme a été signé, qui définit 100 points sur lesquels travailler de concert pour développer au mieux les activités touristiques.
Nous avons un but à atteindre d’ici 2018 : faire monter le Mexique dans le classement de l’Organisation Mondiale du Tourisme, du rang 10 où il figure actuellement à la 5e place, en terme de nombre de visiteurs étrangers”.

Avec un milliard de touristes internationaux annoncés cette année, le secteur affiche une santé insolente malgré la crise, de quoi relancer les espoirs de croissance.

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