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Bradley Manning fait son mea culpa


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Bradley Manning fait son mea culpa

“Je regrette que mes actes aient blessé des gens et les Etats-Unis (…) Je comprends que je doive payer le prix”. Pour la première fois depuis l’ouverture de son procès le 3 juin dernier, Bradley Manning, l’ancien soldat reconnu coupable de la plus importante fuite de documents secrets américains, a fait son mea culpa mercredi.

Analyste du renseignement militaire, Bradley Manning, principale “alerte” de Julian Assange, le fondateur de wikileaks, avait transmis au site internet quelque 700 000 documents militaires et diplomatiques américains classés secrets sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan. Parmi ces documents, une vidéo avait particulièrement choqué l’opinion publique. Les images tournées par les caméras d’un hélicoptère d’attaque montraient une bavure au cours de laquelle des civils irakiens étaient tués. Les militaires à bord rigolaient et appelaient les cibles des “bâtards morts”.

“Bradley Manning espérait provoquer un débat mondial”

Ligne de défense. Le jeune soldat de 25 ans espérait ainsi “provoquer un débat mondial et faire changer les choses”. “Son but ultime était de faire de ce monde un monde meilleur”, a déclaré son avocat.

Emprisonné depuis 2011, Bradley Manning a été reconnu coupable le mois dernier, par une cour martiale américaine du Maryland, de 19 chefs d’accusation, dont espionnage et vol. Il a en revanche été acquitté des charges de collusion avec l’ennemi.

Mercredi, devant la juge Denise Lind, lors d’une audience destinée à fixer sa peine, un psychologue de l’armée, appelé à la barre par les avocats de Bradley Manning, à témoigné en faveur du jeune-homme, analysant que le soldat avait été exposé à un stress intense et s‘était senti isolé au sein de l’institution militaire en raison de son identité sexuelle confuse.

Troubles d’identité sexuelle et enfance difficile

Lors d’une rare prise de parole et faisant sans doute allusion à ses troubles d’identité sexuelle et à son enfance difficile, Bradley Manning a reconnu qu’il avait “des failles et des problèmes à résoudre”. Le jeune-homme a cependant refusé de les invoquer comme “excuses”.

Bradley Manning encourt 90 ans de réclusion. La sentence devrait être rendue la semaine prochaine au plus tôt.

En attendant, des milliers de soutiens au jeune soldat réclament que lui soit attribué le prix Nobel de la paix en tant que “lanceur d’alerte”. Une pétition de 103 000 signatures allant dans ce sens a ainsi été remise au comité Nobel par les initiateurs du manifeste.

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