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Détroit ville fantôme


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Détroit ville fantôme

Le 18 juillet, la ville de Détroit aux Etats-Unis se déclare en faillite. L’ancien fleuron de l’industrie américaine a contracté depuis 60 ans la dette colossale de 18,5 milliards de dollars. Près de 80 000 bâtiments sont abandonnés dans cette ville qui est passée de deux millions d’habitants dans les années 60 à seulement 700 000 aujourd’hui. De Motor city, Détroit est devenue Ghost city, la ville fantôme.

Pour que survive l‘âme de Détroit, photographes, cinéastes et écrivains ont au fil des années arpenté les rues de la ville. Pour témoigner par l’image et par l‘écrit du déclin d’une cité autrefois joyau de l’industrie.

Détroit est aussi devenu un immense terrain de jeu pour les amateurs d’exploration urbaine. Détroit avant… Et après. Un peu comme un livre d’or, plusieurs sites et blogs tiennent un recensement précis et mis à jour des lieux abandonnés.

Documents, photos, descriptions, le blog Detroiturbex (“Urbex”, abrégé d’exploration urbaine – de l’anglais urban exploration – est le fait d’explorer des endroits abandonnés ou censés être inaccessibles, dans une zone urbaine) tient cette dynamique pour principe. Le collectif Detroiturbex à l’origine de cette initiative citoyenne va même plus loin et propose une visite de la ville, pour découvrir Détroit autrement.

Et clic après clic, on découvre une ville ravagée… Détroit, avec ses théâtres des années 20 transformés en parking ou laissés à l’abandon, comme The Highland, ce théâtre usé et dévasté de la Woodward Avenue.

Fondée en 1924, l‘église St Agnès, a également été abandonnée en 2006 en raison de problèmes financiers.

Autre symbole du déclin de Détroit, ces photos d’usines rouillées, inactives et comme figées par le temps.

Detroit d’hier à aujourd’hui, de la gloire à l’anonymat, est à découvrir sur detroiturbex.com. Ames mélancoliques et facilement empreintes de nostalgie s’abstenir.

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