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Bienvenue dans le monde de la démesure ! Belaz, un constructeur d’engins de chantier biélorusse, a présenté en septembre dernier le premier exemplaire de son 75710. Ses dimensions et ses données techniques sont hors-normes : 8 mètres de haut, pour 20 mètres de large (voir à 1:32 dans la vidéo), jusqu’à 4 600 chevaux délivrés par deux moteurs diesel de 16 cylindres. Sa capacité de chargement peut atteindre 450 tonnes, soit plus de deux baleines bleues, le plus gros animal au monde. De plus, il serait capable d’atteindre les 60 km/h…

Bref, à ce jour, aucun camion ne surpasse ce monstre.

Le 75710 en vidéo:


Source agence de presse biélorusse Belta

Mais quelle est l’utilité d’un tel engin ?

Ce camion-benne prendra prochainement la direction de la Russie pour effectuer des tests. Sa destination sera le complexe industrialo-minier de Kouzbass, siège d’un des plus grands gisements de charbon du monde, situé en Sibérie occidentale. Son aire de jeu sera une mine à ciel ouvert, terrain de prédilection de ces véhicules de tous les superlatifs.

Les mines à ciel ouvert sont mises en œuvre lorsque un gisement se trouve près de la surface. Les plus grandes exploitations se trouvent en Australie, en Amérique du Nord ou en Afrique du Sud. La technique consiste à creuser successivement les couches de roche directement depuis le sol. Peu à peu, le site où est implantée la mine prend la forme d’une gigantesque cavité, bordée d’une route en colimaçon, pour que les véhicules puissent circuler. Concrètement, le « creusage » s’effectue par dynamitage. D’énormes pelles mécaniques chargent ensuite des engins comme le 75710 en gravats et minerais. Le chargement est ensuite trié.


Mine d’or de Twin Creeks dans le Névada aux États-Unis

De nombreuses ONG ont dénoncé et dénoncent encore, non sans torts, l’usage de produits fortement toxiques, comme le cyanure, dans ce type d’exploitations et les ravages sur le milieu naturel où sont implantées les mines. De leur côté, les industriels du secteur ont toujours indiqué que les risques environnementaux sont bien moindres que dans le cas d’une mine classique. Pour eux, les « open-pits » sont également bien plus rentables. Cette course au gigantisme concernant les matériels est donc intimement liée à la rentabilité. Plus la charge utile des camions s’envole, plus la productivité, elle aussi, s’accroît, CQFD.

Les titans des mines

La concurrence sur ce marché assez pointu est réelle et acharnée. L’Américain Caterpillar propose sa gamme 797 depuis 1998. Sa dernière évolution, le modèle « F », propose une capacité de chargement de pratiquement 400 tonnes. A partir de 2004, la firme allemande Liebherr a commercialisé un camion similaire. Le T283, dans sa dernière évolution, est également capable de charger 400 tonnes.

Caterpillar 797F

Liebherr T282B

Ces « joujoux » coûtent, à l’unité, entre 2 et 3,5 millions d’euros. Un dernier détail qui a son importance : les pneus de ces machines ont un diamètre de plus de quatre mètres ! Mais le Biélorusse fait mieux dans tous les domaines.

La société Belaz a indiqué avoir contacté le livre Guinness des records pour enregistrer sa « progéniture » et faire de lui, effectivement, le plus gros camion du monde.

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