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La qualité de l’air européen toujours préoccupante


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La qualité de l’air européen toujours préoccupante

Troubles et décès précoces, dégâts sur l’écosystème, etc. La pollution atmosphérique demeure une menace pour la santé et l’environnement en Europe. Elle a atteint des niveaux jugés dangereux dans de nombreuses régions de l’Union européenne, selon un rapport publié le 15 octobre dernier par l’Agence européenne pour l’environnement* (AEE).

Le constat est sévère. Pratiquement 90% des urbains de l’UE sont ainsi exposés à des polluants atmosphériques nocifs, avertit l’AEE. Même si l’agence note que les rejets de certains polluants, comme les émissions de dioxyde de souffre par exemple, ont baissé au cours des dernières décennies, la pollution de l’air est toujours un problème patent en Europe.

Une des pistes pour lutter contre la pollution et ses effets induits serait de renforcer les réglementations en vigueur. Le Belge Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE, indique ainsi que « selon les normes actuelles, une grande partie de la population ne vit pas dans un environnement sain. Pour s’engager sur la voie de la durabilité, l’Europe devra se montrer ambitieuse et aller plus loin que la législation en cours. »

Les émissions de micro-particules (particules fines et en suspension dans l’air) et celles d’ozone sont particulièrement pointées du doigt par le rapport. Celles-ci sont responsables de maladies cardiovasculaires et de troubles respiratoires. De plus, leurs niveaux d’émission n’ont pratiquement pas baissé. Concrètement, entre 2009 et 2011 selon l’organisme européen, jusqu’à 96 % des citadins européens ont été exposés à des niveaux de concentrations en particules fines supérieurs aux seuils définis par l’Organisation Mondiale de la Santé. Concernant l’ozone, jusqu’à 98 % de ces mêmes urbains ont été exposés à des niveaux supérieurs aux niveaux indiqués par l’organisation internationale. Les particules fines sont spécialement nocives car pouvant pénétrer directement dans les bronches, ou pire, dans les alvéoles pulmonaires.

Le renforcement de la réglementation prônée par le rapport de l’AEE ne sera pas aisé. En effet, de nombreux pays membres de l’UE ont déjà du mal à faire respecter les précédents seuils définis en 2010.

De plus, dans des pays comme la France, se pose le problème d’un parc automobile qui « carbure » essentiellement au diesel. Ce carburant est un des principaux vecteurs des particules fines. Même si les immatriculations de véhicules diesel ont reculé dans l’hexagone ces derniers mois – du jamais-vu depuis vingt ans- le diesel représente toujours plus de 65% des ventes.

*L’Agence européenne pour l’environnement a été créée en 1994, elle compte 32 membres (les 28 Etats de l’Union européenne plus la Turquie, la Norvège, la Suisse, l’Islande et le Liechtenstein). En outre, cinq autres pays collaborent avec l’agence : la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine et l’Albanie.

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