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A l'école des champions

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A l'école des champions

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Poussés par leur rêve de gloire sportive, les athlètes peuvent en arriver à sacrifier l‘école. Mais quelles sont les conséquences s’ils ne réalisent pas leurs ambitions ? Voyons comment de jeunes sportifs parviennent à concilier compétition et scolarité.

Russie : la discipline comme maître-mot

Le CSKA Moscou ou “Club sportif central de l’Armée” est l’une des écoles de sport russes les plus prestigieuses. La discipline y est stricte ; le niveau d’exigence, très élevé en matière de compétition comme d‘éducation. Les enfants suivent leur programme d’entraînement à la lettre et fréquentent plusieurs fois par semaine des écoles, collèges ou lycées partenaires du club. Des cours y sont spécialement aménagés pour les compétiteurs du CSKA. Leur emploi du temps est adapté au planning des entraînements.

Aux Etats-Unis, l’université de Saint-Louis prend soin de ses étudiants athlètes

Des universités américaines offrent aux athlètes, la possibilité d’obtenir un diplôme tout en menant leur carrière sportive. David André par exemple, a traversé l’Atlantique par passion du foot et des études. Il a quitté sa ville de Rennes en France pour rejoindre l’université de Saint Louis et la filière administration des entreprises. Il espère remporter un championnat national universitaire. Son équipe affiche de bonnes performances sur les terrains, comme en cours. L’Université de Saint-Louis qui a été placée par un magazine à la 101ème place sur 1400 établissements américains ne prend pas à la légère les résultats sportifs de ses étudiants : il en va de sa réputation, mais aussi de ses ressources.

Hongrie : école et natation

A Budapest, Levente, 10 ans, se rend deux ou trois après-midi par semaine à la piscine pour s’entraîner. Son planning est serré entre les cours et les longueurs de bassin. Son père reconnaît que le rythme est soutenu, mais l’enfant réussit à tout mener de front. Mais il y a quelques années pour l’un des plus grands nageurs hongrois, Laszlo Cseh, cinq fois médaillé olympique et 27 fois champion d’Europe, les choses en allaient autrement : durant ses années de lycée, il s’entraînait cinq heures par jour. “Souvent, je m’endormais en classe après la séance d’entraînement du matin qui était épuisante.” Mais sa persévérance lui a permis de s’octroyer de nombreux titres. Aujourd’hui, le champion tente de combiner parcours sportif et université. “Peut-être que j’aurai encore de bons moments dans les bassins, mais je dois me fixer des objectifs précis pour la suite,” lance-t-il.