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Alerte à l’iceberg géant dans l’hémisphère sud


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Alerte à l’iceberg géant dans l’hémisphère sud

Un iceberg, qui s’était formé l’été dernier en Antarctique, fait peser aujourd’hui une menace sur le transport maritime. La hausse de température dans l’hémisphère sud a propulsé le l’énorme bloc de glace vers le large.

En juillet dernier, deux satellites (l’un allemand et l’autre américano-japonais) ont permis d’identifier une gigantesque fissure sur le glacier de Pine Island en Antarctique. Celle-ci a été observée pour la première fois en octobre 2011 , mais pas dans sa totalité. La zone pouvant potentiellement se détacher avait été estimée à plus de 700 kilomètre carré, soit la superficie de Singapour. C’est malheureusement chose faite.

Des images prises par le satellite Aqua de la Nasa, entre le 3 et le 10 novembre dernier, confirme toutes les craintes : la large bande de glace s’est donc détachée en quelques jours. Les températures plus « clémentes » qu’à l’accoutumée régnant dans la zone ont sans doute accéléré le processus qui a créé cet immense iceberg.


La fissure, le 3 novembre dernier


Le 10 novembre, la glace s’est rompue

En octobre dernier, des scientifiques de la Nasa avaient survolé la zone de la fissure. A l’issue de leur mission d’observation, le constant dressé par l’équipe scientifique s’est avéré édifiant. La fissure courait sur environ 30 kilomètres, elle était large de plus 80 mètres et profonde de plus de 50 mètres. Tout semblait déjà indiquer un détachement de la bande de glace.

Une équipe de scientifique britanniques, composée de membres des universités de Sheffield et Southampton, a été mandatée pour étudier les déplacements de l’iceberg. Un financement à hauteur de 50 000 £ a été alloué à l’équipe pour mener à bien la tâche. « Normalement dans cette zone, les icebergs mettent longtemps à quitter la baie de Pine Island. Mais lorsque c’est le cas, ils se dirigent vers l’est en longeant les côtes ou directement vers l’Océan Pacifique » a indiqué aux média britanniques le professeur Bigg, l’un des scientifique en charge du projet. « L’un des enjeux sera d’essayer de modéliser ce que l’iceberg fera, en prenant en compte des paramètres tels que les conditions de vent qui règnent dans la région » a-t-il ajouté.

Le glacier de Pine Island est le plus vaste de l’Antarctique et c’est celui qui génère le plus d’icebergs par an.

Wikimedia CC – Alexrk2

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