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Sotchi, c'est fini


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Sotchi, c'est fini

La XXe édition des Jeux Olympiques d’hiver s’est achevée dimanche.

Deux semaines de compétition, 98 épreuves, 88 nations et le pays-hôte, la Russie, lauréat du tableau des médailles devant la Norvège et le Canada. Les Etats-Unis ont terminé cinquième, la France dixième.

L’organisation de ces JO, les plus coûteux de l’histoire, a été un succès, en dépit de polémiques d’ordre écologique, économique et politique.

Le bilan de ces Jeux avec Andrei Belkevitch, Euronews, et Dmitri Chugroyev, présentateur de la chaine Russia 24

Andrei Belkevitch, euronews:
De Sotchi, nous sommes en liaison avec le journaliste de Russia 24, Dmitri Schugorev. Dmitri, deux semaines ont passé, vous êtes resté tout ce temps à Sotchi. Avant le lancement des JO, il y a eu beaucoup de critiques sur l’organisation des compétitions, on craignait que tout ne soit pas prèt. Y avait-il des raisons de s’inquiéter?

Dmitri Schugorev:
Ca dépend ce qu’on appelle “craintes”, il faut faire la différence entre craintes et phobies. Et la différence est importante. En ce qui concerne l’organisation même des Jeux, je dirais qu’il y a eu une phobie injustifiée. Les athlètes qui sont venus à Sotchi et ont participé aux compétitions ont vite oublié ces phobies et ces craintes. En ce qui concerne les installations olympiques construites pour l’occasion, le niveau de ces olympiades que nous, journalistes, avons vu, dont nous avons parlé avec les athlètes, les supporters, he bien il n’y a que des retours positifs.
Bien sur, certains ont gagné des médailles, d’autres non. C’est la loi du sport de haut niveau; il y a toujours des gagnants et des perdants, c’est toujours comme ça. Mais en ce qui concerne l’organisation, moi, en tant que journaliste, j’ai bénéficié de tout le confort pour travailler. Et les athlètes qui habitaient au village olympique et participaient aux compétitions, eux, tout comme les supporters rassemblés dans ces équipements sportifs, ont bénéficié des meilleurs conditions, d’après ce que j’ai pu voir.

Andrei Belkevitch, euronews:
La sécurité, c’est un thème dont on a beaucoup parlé avant les Jeux, surtout après les attentats à Volvograd, sentait on des menaces peser sur Sotchi? Sotchi ressemblait-il à un camp retranché? Cela a t-il posé des problèmes aux athlètes, aux habitants de Sotchi, aux journalistes?

Dmitri Schugorev:
Vous savez, les Jeux Olympiques sont toujours entourés de mesures de sécurité draconniennes. Il y a toujours des systèmes de laissez-passer très stricts. Et cela influe sur la vie dans les villes qui accueillent les Jeux. Naturellement, ici, il y avait un système rigoureux de laissez-passer, chacun avait son badge, il y avait des laissez-passer spécifiques à chaque lieu des Jeux. C’est ça, les Olympiades… Mais en ce qui concerne la sécurité, je crois que les athlètes, les journalistes se sentaient en totale sécurité. Je n’ai pas une seule fois entendu dire que quiconque ait craint quoi que ce soit, qu’il y ait eu des défaillances dans le système de sécurité. Que ce soit les installations olympiques, le village olympique, les endroits ou résidaient les journalistes et les volontaires, tout était fait pour assurer le niveau de sécurité promis avant les jeux.

Andrei Belkevitch, euronews:
S’il fallait résumer tout ce que vous avez vu à Sotchi? une image qui fait la différence avec les précédentes olympiades?

Dmitri Schugorev:
La différence, la marque de ces jeux… Si vous pensez à cet anneau qui ne s’est pas ouvert, voilà un beau symbole de ce qui différencie ces jeux des autres, c’est ce qui leur donne une marque vraiment sympa. Ce qui caractérise aussi ces jeux par rapport aux autres, c’est bien sur l’endroit ou se sont déroulées ces olympiades. Nous l’avons dit plusieurs fois : ici, il y a ici l’accès direct à la mer et les montagnes toutes proches, et l’on pouvait accèder à l’une et à l’autre, vite, et sans problèmes.

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