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Après les écoutes, Américains et Européens seront-ils unis face à la Russie ?


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Après les écoutes, Américains et Européens seront-ils unis face à la Russie ?

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À l’occasion de la visite du président américain Barack Obama en Europe ces jours-ci, nous revenons depuis les Etats-Unis sur les dossiers qui fâchent entre Washington et Bruxelles. Il y a bien sûr les révélations d’Edward Snowden ces derniers mois notamment sur les écoutes de dirigeants européens qui ont causé bien des remous des deux côtés de l’Atlantique. Des pratiques que la Maison-Blanche justifie par la nécessité de préserver la sécurité des Etats-Unis et de ses alliés.

Barack Obama ne devrait pas manquer de renouveler sa position auprès de ses partenaires européens. Pourtant, aux Etats-Unis, l’efficacité de la NSA pose question : malgré une dépense en surveillance de plus de 52 milliards de dollars, les menaces terroristes ont été sur les dix dernières années, davantage écartées par des méthodes traditionnelles comme des renseignements fournis par des citoyens que par les actions de la NSA.

Ancien employé de la NSA, Thomas Drake a de son côté tenté de révéler que les techniques de l’agence violaient la constitution américaine : il a été accusé d’espionnage. Les poursuites ont été finalement abandonnées. Il estime que la bonne foi des autorités américaines en matière de surveillance est loin d‘être évidente : “quand on utilise un prétexte comme la sécurité pour collecter [ces renseignements], par la suite on peut passer à de l’espionnage économique industriel, des actions politiques et du chantage : la tentation est énorme !” lance-t-il.

Mais sur la table des discussions en Europe lors du Sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye et au cours des négociations sur le commerce menées entre les Etats-Unis et l’Union à Bruxelles, le scandale Snowden devrait en grande partie être éclipsé par un autre motif de préoccupation : l’intervention russe en Crimée. Un acte légal d’après le président russe après un référendum plébiscitant son rattachement à la Russie. En réaction, Washington et Bruxelles ont déjà gelé des avoirs et restreint l’octroi de visas.

Mais certains craignent que cela n’aille pas plus loin et qu’il n’y ait aucune représaille économique contre la Russie. Washington et Bruxelles espèrent montrer un front uni face à Moscou : l’intervention russe en Crimée constitue en tout cas un nouveau test pour leurs relations déjà dégradées par le scandale des écoutes.

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