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Ohrid, cité macédonienne inscrite à l’Unesco
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On l’appelle la “Perle des Balkans” : la ville macédonienne d’Ohrid classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO a plus de 5000 ans. Dans cette édition, nous découvrons les trésors archéologiques de cette cité mythique située au bord de l’un des lacs les plus profonds et les plus anciens de la planète.

Lychnidos ou “ville-lumière”, c‘était ainsi que ses premiers habitants la nommaient. Cette ville qui figure parmi les plus anciennes implantations humaines en Europe fut dans le passé, une étape commerciale incontournable sur l’une des routes antiques les plus célèbres. “La via Egnatia qui reliait Rome à Constantinople était l’un des itinéraires principaux au sein de l’Empire romain”, nous explique Milcho Georgievski, historien de l’art. “La présence de cette voie a eu une influence sur la cité”, poursuit-il, “parce qu’il y avait beaucoup de voyageurs qui la traversaient, on y faisait du commerce et il y avait un mélange des cultures”.

Mais à Ohrid, de nombreuses merveilles échappent encore au regard. Dans le centre de la cité, historiens de l’art, architectes et archéologues unissent leurs efforts pour les faire apparaître au grand jour. Bojan Taneski et son équipe par exemple ont fait une découverte exceptionnelle dans ce qui devait être la maison d’une riche famille : un bain romain datant de la fin du premier siècle avant Jésus-Christ. “On a mis au jour une construction datant de l‘époque romaine et dans une partie de cette construction, on a trouvé le bain : il présente une superbe mosaïque de pierres noires et blanches”, précise l’archéologue. “Je travaillais déjà là quand on l’a découverte”, se souvient-il, “et bien sûr, c‘était très excitant parce que c’est la seule mosaïque de ce genre en Macédoine”.

Au fil des siècles, la cité a été un carrefour de la culture byzantine et du christianisme orthodoxe. Elle a accueilli des théologiens illustres comme Saint-Naum et Saint-Clément qui reste célébré par la population locale. “C’est notre Saint-Patron, notre protecteur, le Saint-Sauveur de la cité”, s’enthousiasme la guide, Andrijana Basoska qui ensuite, nous décrit une statue qui le représente : “il tient sur son bras, la ville d’Ohrid et l’université qu’il a lui-même fondée”. C’est en effet dans cette ville que se trouve la première université slave créée il y a 1100 ans par Saint-Clément. Un érudit auquel on attribue également l’invention de l’alphabet cyrillique. “Les meilleurs professeurs, évêques et archevêques enseignaient dans cette université”, renchérit Andrijana Basoska, “ils ont propagé l’alphabet, la culture, le chant et l’art slaves un peu partout dans les Balkans et en Europe”.

D’après la légende, 365 églises et monastères ont été édifiés dans et autour d’Ohrid – un pour chaque jour de l’année -. Ce qui a valu à cet important archevêché, le surnom de “petite Jérusalem des Balkans”. Encore aujourd’hui, on trouve de nombreux édifices remarquables autour du lac comme l‘église Sainte-Sophie qui date d’environ un millier d’années. “C‘était la principale église de la région où toutes les grandes fêtes et évènements orthodoxes avaient lieu”, précise l’historien de l’art, Milcho Georgievski avant de livrer son sentiment : “quand j’entre dans cette église, je sens les odeurs des siècles passés”.

Quant aux magnifiques fresques byzantines qu’elle abrite, elles remontent au XIème siècle. Pour redonner vie aux œuvres endommagées, les restaurateurs respectent les techniques d’origine en utilisant de la peinture à l’eau et en faisant preuve d’une grande précision. “On sait qu‘à cette époque, les artistes utilisaient des couches épaisses d’enduit”, souligne Vlado Mukovski, restaurateur au Centre national de conservation de Skopje. “Ainsi”, dit-il, “ils avaient plus de temps pour peindre sur l’enduit avant qu’il ne soit sec”. Enfin, Vlado Mukovski nous confie : “c’est un sentiment génial de terminer une peinture, de sauver un autre chef-d’oeuvre pour les générations futures”.

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