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Le Darfour : un génocide de 300 000 victimes.


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Le Darfour : un génocide de 300 000 victimes.

Alors que la guerre civile nord-sud du Soudan faisait rage en 2003 – le second conflit interne majeure du pays depuis son indépendance en 1956 – des rapports inquiétants émergeaient du Darfour, la région occidentale aride du Soudan.

Les groupes d’opposition dirigés par l’Armée de libération du Soudan et le Mouvement pour la justice et l‘égalité ont commencé à attaquer des cibles gouvernementales, accusant Khartoum de favoriser les Arabes sur les Africains noirs.

Le gouvernement dit qu’il a mobilisé des «milices d’auto-défense» mais il nie des liens vers les Janjaweed arabe, qui avait été accusés de chasser les non-arabes du Darfour.

L’Organisation des Nations Unies avance le chiffre de 300 000 morts et plus de 2,7 millions de personnes contraintes de fuir leurs maisons depuis le début du conflit. Des réfugiés prétendent que les raids aériens gouvernementaux auraient été suivies d’attaques des Janjaweed, des témoins qui affirment avoir assisté à des meurtres et des viols.

Pour les Etats-Unis : un génocide.

Un rapport de l’ONU de 2005 a déclaré: «La conclusion qu’aucune politique génocidaire n’a été poursuivie et mise en œuvre au Darfour par les autorités gouvernementales, directement ou par l’intermédiaire des milices sous leur contrôle, ne doit pas nuire à la gravité des crimes perpétrés dans cette région “.

Un accord de paix a été signé en 2006, mais pas par toutes les factions rebelles.

En 2007, le Soudan s’engage à donner libre accès à une force conjointe des Nations-Unies et de l’Union africaine de maintien de la paix.

Le président Omar Al-Bashir, en 2009, est devenu le premier chef d‘État à être inculpé pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI). Le gouvernement soudanais a réagi en expulsant 13 équipes étrangères d’aide internationale.

Al-Bashir a signé un accord de paix avec les rebelles au début de 2010, déclarant ensuite la guerre avant d‘être réélu président.

La CPI a ensuite émis un second mandat d’arrêt contre Al-Bashir, cette fois sur des accusations de génocide.

La violence au Darfour a éclaté à nouveau en 2013 et 2014, déplaçant autour d’un demi-million de personnes.

En Décembre 2014 un procureur de la CPI a annoncé qu’elle suspendait son enquête sur les crimes de guerre au Darfour en raison d’un manque d’action de l’ONU.

En Février 2015, Human Rights Watch a allégué que 221 femmes et filles ont été violées dans une ville du Darfour en 2014 par les forces soudanaises.

L’armée soudanaise nie toutes les accusations portées contre elle.

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