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La campagne est lancée : voici les grands dossiers des élections britanniques


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La campagne est lancée : voici les grands dossiers des élections britanniques

Avec le parlement officiellement dissous et la petite visite de David Cameron à la reine, la campagne pour les législatives du 7 mai est bel et bien lancée.

Après cinq ans de coalition gouvernementale entre conservateurs et libéraux-démocrates, le Royaume Uni se lance dans l’une des élections les plus serrées de son histoire. Aucune majorité absolue ne devrait ressortir de ce scrutin si l’on en croit les derniers sondages d’opinion.

Le système de scrutin britannique, uninominal majoritaire à un tour, explique les différences souvent importantes entre le pourcentage de voix et le nombre de sièges.

Jeudi aura lieu le premier grand débat entre les sept leaders des principaux partis : conservateurs, travaillistes, libéraux-démocrates, Ukip, les Verts, le SNP écossais et les nationalistes gallois.

Union Européenne

Les Travaillistes, en tous cas, n’ont pas tardé à lancer leur offensive. Elle prend pour cible le référendum que les Conservateurs ont promis d’organiser avant fin 2017 sur une sortie de l’Union Européenne. Le Labour s’est payé une pleine page de publicité dans le Financial Times ce lundi pour expliquer que rien ne serait pire pour les entreprises britanniques que sortir de l’UE. “Plus de trois millions d’emplois au Royaume-Uni sont liés aux échanges avec l’Union européenne”, rappelle le Parti travailliste.
Cameron, pourtant, a promis de défendre l’appartenance du Royaume Uni à l’Union européenne. C’est poussé par la base de son parti et dans un mouvement stratégique vis à vis de Bruxelles qu’il a pris l’initiative de cette consultation populaire.
Le Brexit, comme on l’appelle maintenant, c’est en revanche le vrai cheval de bataille de Ukip, le parti nationaliste de Nigel Farage.

Immigration

Agacés par les niveaux record du nombre d’immigrés venus de l’Est après les adhésions à l’Union de dix anciens pays communistes, beaucoup d‘électeurs britanniques en veulent à l’Union européenne, surtout par ces temps de disette économique, de pression fiscale, d‘écoles et d’hôpitaux où les places viennent à manquer.
David Cameron avait promis de réduire le nombre annuel d’arrivants de plusieurs dizaines de milliers… Mais il tourne toujours autour de 300.000.

Ecosse

L’Ecosse s’est invitée avec fracas dans la politique nationale depuis le référendum – certes manqué – sur son indépendance l’année dernière. Il faut désormais compter avec le SNP (Scottish National Party), qui a promis de “secouer l‘élite de Westminster”, et qui pourrait ravir jusqu‘à quarante sièges parlementaires au parti travailliste, traditionnellement dominateur en Ecosse.

Non content de son explosion de popularité sur les terres du Loch Ness, le SNP tend désormais la main à tous les Britanniques, les “gens ordinaires”, et les “progressistes”. Nicola Sturgeon, la chef du SNP, promet accessoirement la tenue d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse.

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