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Tallinn : du violon associée à la musique électronique


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Tallinn : du violon associée à la musique électronique

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La semaine de la musique de Tallinn, en Estonie accueillait pour sa septième édition plus de deux cents artistes venus d’une trentaine de pays. Un festival avec un arrière-goût de politique pour les Estoniens qui pensent tous à la “Révolution en chantant”, le nom donné à la rupture du pays avec l’Union soviétique.

“Tout le monde connaît la révolution chantante, le rôle crucial qu’a joué la musique dans l’histoire et la culture de notre pays pendant des siècles” explique Helen Sildna, la directrice du festival. “Les gens célèbrent leur anniversaire, ou les fêtes de l‘été et ils le font en chantant…”

Ingrid Lukas est l’une des artistes qui se produisait cette année à Tallinn. La jeune femme joue une musique hybride, au croisement de la culture traditionnelle et d’influences modernes.

“Tout est ici, dans mon corps” explique-t-elle. “Je suis née en Estonie, c’est là que sont mes racines. L’aspect moderne vient Zurich, la ville où je vis, une ville toute en percussions…J’essaie de mélanger la nature, la tradition et la ville…”

Tallinn accueillait aussi, cette année, Jan Walsh, le fondateur du mouvement Classical music rave qui présentait une soirée particulière : le concert d’un violoncelliste belge dont les morceaux classiques étaient accompagnés de pulsations de basses.

“On est jeune, on aime ce genre de musique” explique Jan Walsh. “Mais on a envie de l‘écouter comme on veut, on a pas envie d’aller dans ces grandes salles de concert avec tous ces messieurs en gris et ces dames parfumées en robes à fleurs, on veut faire la fête !

Dans un genre plus pop, le groupe Hurricane Love, venu de Malmö, la station balnéaire au sud de la Suède, avait fait le déplacement pour jouer notamment pour jouer notamment leur single “Nowhere to go.”

“On se considère comme un “groupe de pop dans l’arène” confiait la lead singer Nina Knutsson. “On fait des chansons pop qui se terminent en général par des grandes explosions, c’est très symbolique, très rock.”

Tallinn présentait aussi cette année une jeune violoniste adepte de musique électronique et des chants traditionnels estoniens. Elle s’appelle Marja Nuut et superpose en direct des morceaux traditionnels qu’elle joue et accompagne à la voix.

“J’ai trouvé des enregistrements d’archives et j’en entendu pour la première fois de la musique estonienne” explique-t-elle. “J‘étais très étonnée par ce son. Je n’avais jamais rien entendu de semblable et en même temps, cela semblait naturel, logique et beau et j’ai voulu travailler cette musique.”

Marja Nuut va très prochainement enregistrer son deuxième album et partir en tournée l‘été prochain.

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