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Yémen : l'Iran dénonce l'ingérence internationale dans le conflit

Depuis 4 semaines, l’armée yéménite, soutenue par l’Arabie Saoudite, affronte la rébellion houthie, alliée de l’Iran. Téhéran nie pourtant toute

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Yémen : l'Iran dénonce l'ingérence internationale dans le conflit

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Depuis 4 semaines, l’armée yéménite, soutenue par l’Arabie Saoudite, affronte la rébellion houthie, alliée de l’Iran. Téhéran nie pourtant toute implication dans le conflit et dénonce l’ingérence internationale.

“On doit avoir un dialogue inter-yéménite, un dialogue entre Yéménites, a déclaré le ministre iranien des Affaires Étrangères Javad Zarif au micro d’Euronews. Les autres ne doivent pas y participer, ce ne sont ni des négociations entre les Yéménites et des étrangers, ni des négociations entre des puissances étrangères. Les puissances étrangères ne doivent pas poser de conditions pour l’avenir du Yémen, ni s’engager dans les discussions. Ce qu’ils ont besoin de faire, c’est de faciliter le dialogue entre les différents groupes yéménites et c’est ce que nous sommes en train de préparer”.

Ces propos interviennent alors que le médiateur de l’ONU au Yémen, Djamal Benomar, a annoncé sa démission dans un communiqué publié sur sa page Facebook. En poste depuis 2012, le diplomate marocain n’a pas réussi à trouver une issue à la crise qui ravage le pays.

À l’heure actuelle, aucun pourparler de paix ne semble se dessiner. Ni les houthis, ni la coalition emmenée par l’Arabie Saoudite, n’ont l’intention de rendre les armes. Le vice-président en exil Khaled Bahah a fait savoir ce jeudi que son gouvernement n’entamerait de négociation qu‘à deux conditions : d’abord, la mise en place d’un cessez-le-feu préalable ; ensuite, le retour du gouvernement en exil à Aden, la capitale du Yémen.

En un mois, le conflit a déjà fait plus de 730 morts et 2 000 blessés selon les Nations unies. Parmi eux, une majorité de civils.