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Théâtre : rencontres internationales à Budapest


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Théâtre : rencontres internationales à Budapest

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Le Festival MITEM : deux semaines de rencontres théâtrales internationales. Cela se passe en ce moment à Budapest.C’est la deuxième édition cette année, et le principe est toujours le même : des compagnies venues de l’Europe entière se retrouvent dans la capitale hongroise. Ici, des artistes macédoniens rencontrent par exemple des Français, ou des Danois échangent avec des Italiens.

“Le théâtre hongrois n’est pas véritablement connu dans le monde, comme c’est malheureusement souvent le cas pour la culture des petites nations. Pourtant, la place de la Culture cela n’a rien à voir avec la taille du pays ou le nombre d’habitants. Ici, des compagnies de théâtre étrangères peuvent s’inspirer mutuellement. Il y a vraiment des sources d’inspiration chez les autres” explique András Kozma, l’organisateur du MITEM.

Le Théâtre national macédonien a présenté la pièce “La maison éternelle”, l’histoire d’une maison qui a été témoin d‘événements sur plusieurs siècles, une maison aux destins entrelacés, une maison avec des pièces remplies d’histoires. Parmi celles-ci, la vie du spécialiste de la langue et de la culture slave, l’historien et ethnographe Petkov Misirkov.
“C‘était un génie linguistique, on dit qu’il parlait 26 à 27 langues. Misirkov a appris les langues extrêmement rapidement. Il a également étudié au département de sanscrit de l’Université de St. Petersburg, et il a mis en place les règles de la langue macédonienne comme langue littéraire. Son talent était comparable à celui de Mozart. Et il a d’ailleurs eu le même destin. Il est mort jeune et pauvre “ souligne Dejan Projkovski du Théâtre national macédonien.

Le succès du célèbre théâtre Piccolo de Milan a été tel qu’il a fallu doubler le nombre de représentations.
“Le Voci di Dentro” est dirigée par Toni Servillo, connu dans le monde entier pour son rôle dans le film oscarisé, « La Grande Bellezza ».Dans cette pièce, il joue aux côtés de son frère, Peppe qui campe un personnage excentrique qui ne parle pas et qui communique uniquement en faisant exploser des pétards.
“Selon la légende, l‘écrivain Eduardo De Filippo aurait été inspiré par une véritable personne, mais on ignore si c’est vrai. Ce qu’il montre sur scène est fondamental. Mon personnage, l’oncle Nicola, a renoncé à la valeur des mots, parce qu’il pense que les mots ne lient pas les gens entre eux, qu’il ont perdu leur crédibilité et donc le personnage de l’oncle Nicola est le symbole de la condition de toutes les personnes qui sont sur scène “ affirme Peppe Sevillo.

Une compagnie ukrainienne, le Centre d’Art Contemporain de Kiev a été très remarquée à Budapest, dans le contexte de crise qui touche le pays.
Leur pièce, “Cage The Dog” est un véritable cri pour l’Ukraine. La performance soulève plusieurs questions : quelle est la cause de l’horreur? Qui est responsable de cette souffrance humaine?
“La première partie de la pièce est en fait la dystopie de l’Ukraine. L’ancien président Viktor Ianoukovitch est arrivé au pouvoir en 2010, lorsque la pièce est née. C’est le sentiment de désespoir qui régnait à ce moment qui est exprimée dans la pièce “ précise Vladyslav Troitskyi du Centre d’Art Contemporain de Kiev.

Le Burgtheater de Vienne a présenté « la Mouette » de Tchekhov. Après la représentation, la troupe autrichienne a lu un message politique sur scène. L’acteur Martin Reinke a déclaré en substance que la Hongrie de l’esprit de la démocratie et de l’Europe.

“Certains spectateurs ont applaudi, d’autres ont sifflé. Le Théâtre national hongrois a condamné une action jugée indigne et attend une explication du Burgtheater” conclut notre journaliste à Budapest Gabor Acs.

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